Nous survolons les Alpes Néozélandaises sous un soleil resplendissant. Le paysage est à couper le souffle, les montagnes enneigés laissent peu à peu la place à une plaine immense qui se jette dans la mer. Sébastien pose enfin le pied au pays de ses rêves : bienvenue en Nouvelle Zélande, ses 4 millions d'habitants et ses 39 millions de moutons.
Et c'est vrai qu'elle est belle cette terre, qu'elle nous enchante et qu'elle nous réserve des paysages dignes des plus grands films hollywoodiens ; pour n'en citer aucun... (si vous n'avez pas vu le Seigneur des Anneaux, il est temps).
Christchurch
Christchurch et ses quelques 350 000 âmes, la plus grande des villes de l'île du Sud, nous accueille avec un grand ciel bleu, qui a dit qu'il pleuvait tout le temps en Nouvelle Zélande. C'est ici que l'on s'organise et que l'on achète ce dont on a besoin pour les presque 5 semaines à venir. Car si l'on est venu ici, c'est principalement pour randonner, et des chemins, il y en a à parcourir ! Il nous faut donc investir dans une tente (on a laissé la dernière acquise à Bali en Australie, elle se dépeçait toute seule et n'était pas imperméable, gros handicap pour la Nouvelle Zélande), un thermos, un maillet, bref tout ce qui nous manquait pour être des randonneurs digne de ce nom. Ca y est, on est au top, on a TOUT, on est prêt pour marcher des 5 jours et plus, no worries.
Nelson
Nous nous rendons à Nelson, au nord de l'île du Sud, point de départ vers de nombreux parcs nationaux et sites touristiques. Le temps y est plus clément que dans les autres régions, la nature alentour superbe, on dit même que pour les Nouveaux Zélandais c'est l'endroit où il fait le plus bon vivre. C'est vrai qu'on y est bien, nous nous dégotons une chambre dans une petite maison transformée en backpackers, on apprécie le feu de cheminée, la jolie petite cuisine, on se sent comme chez nous.
Il est temps toutefois de partir pour notre première randonnée, nous allons arpenter les chemins de l'Abel Tasman Track, 5 jours de trek sur un chemin qui longe la mer, nous sommes prêts pour l'aventure.
Abel Tasman Track
Le parc national Abel Tasman est l'un des plus célèbre en Nouvelle Zélande, et son parcours de 51 km le long de la mer l'un des plus parcourus, en particulier en été. Pour l'heure, c'est le printemps, et la foule n'afflue pas encore, nous dormirons donc en huttes, refuges qui accueillent jusqu'à une trentaine de personnes.
Nous sommes d'attaque, chaussures de marche aux pieds, sac à dos contenant tout le nécessaire, sacs de couchage, lampes de poche, casserole et tasses, recharges de gaz et réchaud... Réchaud ? Mais où est donc passé ce satané réchaud ? Pffuh, disparu... Adieu pâtes, riz et thé, il faudra nous contenter de nos barres de céréales et boites de thon. On va devoir se rationner !
Nous marchons le long de la côte et admirons le paysage aux couleurs éclatantes, mer bleue turquoise, vert profond, il faut dire qu'il fait encore un temps magnifique, nous sommes bénis des Dieux.
Après 4 h de marche, nous accédons à notre première étape. Une jolie plage au creux d'une baie, où les bateaux viennent s'ancrer pour la nuit, et aujourd'hui ils sont nombreux, nous sommes Samedi et il fait beau. Juste derrière se trouve la hutte, nous installons nos affaires dans l'une des « chambres », et voyons arriver quelques temps plus tard nos collocataires d'une nuit... Deux paires de parents, un, deux, trois, quatre, cinq, six, mais combien ils ont de gosses ? Ca piaille, ça pleure, et ce n'est pas fatigué forcément ils sont arrivés en bateau... C'est bien la peine de se faire 4h de marche pour se retrouver dans la nature, au calme !!
Deux âmes charitables nous prêtent leur tête de réchaud, et pour cette nuit on pourra manger chaud... Le ventre plein, nous nous couchons dans notre hutte bondée mais finalement très calme...
Le lendemain, nous partons vers 7h30 du matin afin de traverser une baie à marée basse, ce qui nous évite de faire tout le tour de la montagne. Nous découvrons un petit village uniquement accessible par bateau, longeons une colline, mais à mi chemin nous décidons de faire demi tour. Cela fait une semaine qu'Aurélie a mal à la poitrine, on est un peu loin de tout ici, on est un peu inquiet et parfois, il vaut mieux être raisonnable. Un petit tour de bateau taxi, des gentils texans qui nous emmènent à la prochaine ville en voiture, et nous voici chez le médecin, qui nous rassure... C'est encore lié à ce satané estomac, quelques pillules et on en parlera plus.
Changement de plan, petit tour aux lacs de Nelson
Etant donné le revirement de situation, nous décidons d'explorer une autre région au Sud de Nelson, les lacs du mêmes noms, et de se rapprocher un peu de la montagne. La mer c'est bien, mais on en a bien profité depuis 5 mois, alors vive la montagne !
Il fait un froid de tous les diables lorsque nous arrivons au désertique village de St Arnaud. Une rue, une station essence qui fait supermarché en même temps, pas une âme qui vive. Nous profitons de cette glaciale journée pour se lover dans un canapé devant la chaîne qui passe des films en boucle dans notre joli cottage que nous partageons avec 3 américains.
Il pleut averse toute la nuit et au petit matin, ce qui ne nous encourage pas à sortir du lit ! Le ciel s'éclaircit finalement et nous partons pour notre rando de 6 h autour du lac Rotoiti. Oui, mais voilà, avec les pluies torrentielles de la nuit précédente, nous devons nous démener pour traverser les rivières puissantes, ce qui nous fait perdre beaucoup de temps. Partis un peu tard, nous décidons de ne pas tenter le diable et rentrons par le même chemin.
Nouvelle balade le jour suivant, on va grimper en haut de la montagne, une petite promenade tranquille... Tranquille ? 1100 m de dénivelé et 5h30 de marche vous appelez ça tranquille ? Nous montons, nous grimpons, la forêt n'en fini plus, on discerne bien le ciel bleu là haut entre les cîmes des arbres mais nous ne sentons pas la chaleur du soleil, où diable est le bout de cette forêt ? Après 2h30 de marche, ça y est, une vue magnifique sur le lac et les vallées alentours, ça valait le coup de venir jusqu'ici. Ce n'est toutefois pas terminé, le sommet, c'est tout là haut, nous zigzaguons entre les névés et après avoir fourni un dernier effort nous accédons sur la crête, vue au nord vers le lac, vue au sud sur le flanc d'une montagne enneigée. Superbe ! Sous un vent glacial, à 1730 m d'altitude, nous nous régalons d'un monton fettucini déshydraté préparée grâce à notre nouveau super réchaud et de la neige fondue... On est au top !
Adieu l'île du Sud, bienvenue l'île du Nord
Nous quittons la région de Nelson pour nous rendre à Picton. C'est là que se trouve l'embarcadère pour les bateaux qui font la traversée entre les deux îles. Nous nous rendons à la capitale de la Nouvelle Zélande, Wellington !
mardi 30 septembre 2008
samedi 27 septembre 2008
Sydney
Retour en Australie, pas pour longtemps, seulement 3 jours, histoire de visiter la capitale économique des Aussies.
Découverte de la ville
Nous déambulons dans les rues de Sydney, et découvrons cette ville sympathique aux multiples facettes : l'agréable quartier de Darling Harbour et ses petits restos qui jalonnent le quai, l'armature métallique du fameux pont de Sydney, et bien sûr le fameux opéra qui il faut bien le dire est nettement moins joli en vrai qu'en photo... C'est au hasard de nos pérégrinations que nous tombons sur le défilé de l'équipe olympique australienne. Des kangourous sauteurs, des dragons chinois, des fanfares, et bien sûr des médaillés que sont venus acclamer sous une pluie de confettis une foule d'admirateurs, à laquelle nous nous mêlons.
Sydney est morcelée par un système complexe d'entrelacs de bras de mer, et parfois le plus court chemin pour atteindre l'un de ses quartiers c'est de naviguer sur les flots. Nous nous rendons à Manly, sorte de station balnéaire où visiteurs et locaux aiment à se relaxer, et en profitons pour admirer une vue imprenable sur la ville et ses monuments principaux.
Des plages, Sydney en est jalonnée, et nous découvrirons certaines d'entre elles au cours d'une promenade de près de 3h le long de la Côte entre Cogee beach et la plus branchée d'entre toutes, j'ai nommé Bondi beach, celle où se retrouvent skateurs, surfeurs et joggeurs de tout poil.
Vive la Slovaquie
Nous sommes accueillis à Sydney par Martin et Daninka, nos deux amis slovaques que l'on a rencontré dans la Baie d'Halong au Vietnam et qui vivent ici depuis 4 ans, et qui vont gentilment nous héberger durant notre séjour dans la ville. Nous retrouvons leurs compatriotes slovaques dans un bar, ou l'on boit des bières à 38 cl taille standard, tout est plus grand on vous l'a dit rien à voir avec notre norme française de 25 cl, ce qui désappointe les slovaques habitués à leur 50 cl !
Nous terminons notre séjour par un petit repas à la française préparé par nos soins à nos amis slovaques, avant que Martin au grand coeur nous dépose à l'aéroport à 6h du matin. Le rêve de Sébastien va devenir réalité : la Nouvelle Zélande est à portée de main.
Découverte de la ville
Nous déambulons dans les rues de Sydney, et découvrons cette ville sympathique aux multiples facettes : l'agréable quartier de Darling Harbour et ses petits restos qui jalonnent le quai, l'armature métallique du fameux pont de Sydney, et bien sûr le fameux opéra qui il faut bien le dire est nettement moins joli en vrai qu'en photo... C'est au hasard de nos pérégrinations que nous tombons sur le défilé de l'équipe olympique australienne. Des kangourous sauteurs, des dragons chinois, des fanfares, et bien sûr des médaillés que sont venus acclamer sous une pluie de confettis une foule d'admirateurs, à laquelle nous nous mêlons.
Sydney est morcelée par un système complexe d'entrelacs de bras de mer, et parfois le plus court chemin pour atteindre l'un de ses quartiers c'est de naviguer sur les flots. Nous nous rendons à Manly, sorte de station balnéaire où visiteurs et locaux aiment à se relaxer, et en profitons pour admirer une vue imprenable sur la ville et ses monuments principaux.
Des plages, Sydney en est jalonnée, et nous découvrirons certaines d'entre elles au cours d'une promenade de près de 3h le long de la Côte entre Cogee beach et la plus branchée d'entre toutes, j'ai nommé Bondi beach, celle où se retrouvent skateurs, surfeurs et joggeurs de tout poil.
Vive la Slovaquie
Nous sommes accueillis à Sydney par Martin et Daninka, nos deux amis slovaques que l'on a rencontré dans la Baie d'Halong au Vietnam et qui vivent ici depuis 4 ans, et qui vont gentilment nous héberger durant notre séjour dans la ville. Nous retrouvons leurs compatriotes slovaques dans un bar, ou l'on boit des bières à 38 cl taille standard, tout est plus grand on vous l'a dit rien à voir avec notre norme française de 25 cl, ce qui désappointe les slovaques habitués à leur 50 cl !
Nous terminons notre séjour par un petit repas à la française préparé par nos soins à nos amis slovaques, avant que Martin au grand coeur nous dépose à l'aéroport à 6h du matin. Le rêve de Sébastien va devenir réalité : la Nouvelle Zélande est à portée de main.
lundi 22 septembre 2008
Nouvelle Calédonie
Un petit goût de France...
Nous survolons la Nouvelle Calédonie, ni un DOM ni un TOM mais un POM, seul Pays d'Outre Mer au statut si particulier, un peu français, un peu autonome, et nous admirons le vert profond de son relief accidenté et les eaux bleues turquoises de son lagon. Et si nous nous rendons sur cette île, c'est pour rendre visite à notre amie Agathe qui s'y est installée depuis quelques mois. Quel plaisir de la revoir ainsi au bout du monde ! Au bout du monde ? Mais il y a un peu de France dans ce bout du monde, on y parle notre langue, les administrations portent le drapeau tricolore, il y a un tas d'expats qui vivent ici, et surtout, il y a la bonne bouffe et le bon vin... Du saucisson, des fromages à foison, même pas que du cheddar, de la vraie mayonnaise, et même des yahourts au chocolat... On est au paradis des papilles ! Agathe et Pierre ne sont pas les derniers pour ripailler, et à nous 4 nous allons nous offrir un véritable festival gustatif tout au long de la semaine. Nous faisons les réserves pour les 7 prochains mois à venir.
Le bleu du lagon
La Nouvelle Calédonie c'est aussi et surtout le plus grand lagon du monde, depuis peu inscrit au patrimoine de l'UNESCO, parsemé de centaines de petites îles, une pure beauté. C'est Dimanche, le printemps pointe le bout de son nez, le ciel est d'un bleu profond, le soleil éclatant, seule une petite brise trouble la surface de la mer, et aujourd'hui, Pierre et Agathe nous emmène explorer le lagon. La matinée est consacrée au snorkelling pour les filles, tandis que Pierre initie Seb à la chasse au harpon. La pêche est un succès, à peine un quart d'heure dans l'eau qu'il a déjà attrapé un poisson... qui se révèle être un poisson boule, tout gonflé qu'il est son poisson au bout de son harpon, celui là, on ne pourra le griller au barbecue... Mais qu'à cela ne tienne, il ne se laisse pas faire et nous ramène au final deux beaux poissons, et un poisson apéro – tout petit qu'on en fait qu'une bouchée.
Nous nous rendons ensuite au phare Amédée, situé au centre du lagon, où les habitants de Nouméa aiment à profiter de la plage et de la réserve naturelle le week end. Y niche le tricot rayé, un serpent endémique à rayures noires et brunes, au venin paraît-il mortel, mais à la bouche si petite qu'il peut difficilement te mordre... On n'a quand même pas testé.
Nous y rejoignons des amis d'Agathe, Medhi, Claire et Sylvain, qui eux ont eu une pêche plus prolifique, avec notamment un énorme poisson perroquet et une belle loche. Le soir venu, nous nous régalons tous ensemble d'un barbecue de poissons très très frais dans le jardin de Medhi et Claire, vue sur le port de Noumea.
Le vert de la montagne
La Nouvelle Calédonie, ce n'est pas que les plaisirs de la mer, mais aussi les joies de la montagne. Des sommets culminant à 1600 m d'altitude, une chaîne de montagne qui traverse en sa longueur toute l'île principale.
Nous nous rendons au Mont Koghi, qui se trouve derrière Nouméa, pour nous attaquer au Pic du Malaoui... Une petite promenade pas si petite que ça, la terre est détrempée (ben oui, il pleut plus souvent qu'on ne le pense en Nouvelle Calédonie), le chemin escarpé, ça monte, ça monte, ça descend, ça glisse, ça monte, mais quel spectacle en bout de course ! Une vue à couper le souffle sur la ville de Nouméa et ses quelques 100 000 habitants.
Après cette bonne marche, nous nous réchauffons d'un chocolat chaud à l'auberge du Mont Koghi, celle là même où les Calédoniens se rendent pour boire un vin chaud ou manger une raclette... Si si, véridique, on mange la raclette sous les tropiques ! On l'a même testé grâce aux bons soins d'Agathe un soir de tempête ! Rien de tel pour se réchauffer !
Kava, quand tu nous tiens
Le Kava, c'est une institution en Nouvelle Calédonie. Agathe et Pierre nous emmène goûter à ce breuvage, que l'on déguste dans un nakamal ou bar à kava, d'apres une tradition venue du Vanuatu et recemment importe sur l'ile. Lumières tamisées, des groupes épars qui discutent, et tout en bas, le fameux bar. C'est là que l'on vous sert le kava, boisson à base de racines de la plante du meme nom, dans une moitié de noix de coco, et que l'on boit à côté d'un crachoir... Je sais, ça paraît louche... On nous recommande chaudement de boire cul sec, bon conseil, ça a le goût terreux d'un truc pas bon et après il y a le deuxième effet, l'effet amer, celui qu'on crache probablement.
Le Kava vous engourdit la langue et vous rend tout moellax... Ca c'est le troisième effet.
Barbecue, rivière bleue et Bodeguita
Pour notre dernière journée, Agathe et Pierre sont en congé et nous emmène pour une balade typiquement calédonnienne... qui commence traditionnellement par un barbecue arrosé de vin rouge, il ne faudrait pas perdre les bonnes habitudes. Nous irons tout de même faire un peu d'activité physique et allons admirer la forêt noyée au coeur de la rivière bleue, avant de rejoindre Claire et Medhi pour un resto et le fameux bar de Nouméa la Bodeguita, sur pilotis au dessus de la mer... On fait de nouveau les jeunes, jusqu'à 4h du matin ; on ne se sent plus aussi jeunes quand le réveil sonne quelques heures plus tard, et nous quittons Nouméa, Agathe et la Nouvelle Calédonie la tête dans le cirage... Prochaine étape : Sydney
Nous survolons la Nouvelle Calédonie, ni un DOM ni un TOM mais un POM, seul Pays d'Outre Mer au statut si particulier, un peu français, un peu autonome, et nous admirons le vert profond de son relief accidenté et les eaux bleues turquoises de son lagon. Et si nous nous rendons sur cette île, c'est pour rendre visite à notre amie Agathe qui s'y est installée depuis quelques mois. Quel plaisir de la revoir ainsi au bout du monde ! Au bout du monde ? Mais il y a un peu de France dans ce bout du monde, on y parle notre langue, les administrations portent le drapeau tricolore, il y a un tas d'expats qui vivent ici, et surtout, il y a la bonne bouffe et le bon vin... Du saucisson, des fromages à foison, même pas que du cheddar, de la vraie mayonnaise, et même des yahourts au chocolat... On est au paradis des papilles ! Agathe et Pierre ne sont pas les derniers pour ripailler, et à nous 4 nous allons nous offrir un véritable festival gustatif tout au long de la semaine. Nous faisons les réserves pour les 7 prochains mois à venir.
Le bleu du lagon
La Nouvelle Calédonie c'est aussi et surtout le plus grand lagon du monde, depuis peu inscrit au patrimoine de l'UNESCO, parsemé de centaines de petites îles, une pure beauté. C'est Dimanche, le printemps pointe le bout de son nez, le ciel est d'un bleu profond, le soleil éclatant, seule une petite brise trouble la surface de la mer, et aujourd'hui, Pierre et Agathe nous emmène explorer le lagon. La matinée est consacrée au snorkelling pour les filles, tandis que Pierre initie Seb à la chasse au harpon. La pêche est un succès, à peine un quart d'heure dans l'eau qu'il a déjà attrapé un poisson... qui se révèle être un poisson boule, tout gonflé qu'il est son poisson au bout de son harpon, celui là, on ne pourra le griller au barbecue... Mais qu'à cela ne tienne, il ne se laisse pas faire et nous ramène au final deux beaux poissons, et un poisson apéro – tout petit qu'on en fait qu'une bouchée.
Nous nous rendons ensuite au phare Amédée, situé au centre du lagon, où les habitants de Nouméa aiment à profiter de la plage et de la réserve naturelle le week end. Y niche le tricot rayé, un serpent endémique à rayures noires et brunes, au venin paraît-il mortel, mais à la bouche si petite qu'il peut difficilement te mordre... On n'a quand même pas testé.
Nous y rejoignons des amis d'Agathe, Medhi, Claire et Sylvain, qui eux ont eu une pêche plus prolifique, avec notamment un énorme poisson perroquet et une belle loche. Le soir venu, nous nous régalons tous ensemble d'un barbecue de poissons très très frais dans le jardin de Medhi et Claire, vue sur le port de Noumea.
Le vert de la montagne
La Nouvelle Calédonie, ce n'est pas que les plaisirs de la mer, mais aussi les joies de la montagne. Des sommets culminant à 1600 m d'altitude, une chaîne de montagne qui traverse en sa longueur toute l'île principale.
Nous nous rendons au Mont Koghi, qui se trouve derrière Nouméa, pour nous attaquer au Pic du Malaoui... Une petite promenade pas si petite que ça, la terre est détrempée (ben oui, il pleut plus souvent qu'on ne le pense en Nouvelle Calédonie), le chemin escarpé, ça monte, ça monte, ça descend, ça glisse, ça monte, mais quel spectacle en bout de course ! Une vue à couper le souffle sur la ville de Nouméa et ses quelques 100 000 habitants.
Après cette bonne marche, nous nous réchauffons d'un chocolat chaud à l'auberge du Mont Koghi, celle là même où les Calédoniens se rendent pour boire un vin chaud ou manger une raclette... Si si, véridique, on mange la raclette sous les tropiques ! On l'a même testé grâce aux bons soins d'Agathe un soir de tempête ! Rien de tel pour se réchauffer !
Kava, quand tu nous tiens
Le Kava, c'est une institution en Nouvelle Calédonie. Agathe et Pierre nous emmène goûter à ce breuvage, que l'on déguste dans un nakamal ou bar à kava, d'apres une tradition venue du Vanuatu et recemment importe sur l'ile. Lumières tamisées, des groupes épars qui discutent, et tout en bas, le fameux bar. C'est là que l'on vous sert le kava, boisson à base de racines de la plante du meme nom, dans une moitié de noix de coco, et que l'on boit à côté d'un crachoir... Je sais, ça paraît louche... On nous recommande chaudement de boire cul sec, bon conseil, ça a le goût terreux d'un truc pas bon et après il y a le deuxième effet, l'effet amer, celui qu'on crache probablement.
Le Kava vous engourdit la langue et vous rend tout moellax... Ca c'est le troisième effet.
Barbecue, rivière bleue et Bodeguita
Pour notre dernière journée, Agathe et Pierre sont en congé et nous emmène pour une balade typiquement calédonnienne... qui commence traditionnellement par un barbecue arrosé de vin rouge, il ne faudrait pas perdre les bonnes habitudes. Nous irons tout de même faire un peu d'activité physique et allons admirer la forêt noyée au coeur de la rivière bleue, avant de rejoindre Claire et Medhi pour un resto et le fameux bar de Nouméa la Bodeguita, sur pilotis au dessus de la mer... On fait de nouveau les jeunes, jusqu'à 4h du matin ; on ne se sent plus aussi jeunes quand le réveil sonne quelques heures plus tard, et nous quittons Nouméa, Agathe et la Nouvelle Calédonie la tête dans le cirage... Prochaine étape : Sydney
jeudi 11 septembre 2008
Hervey Bay
Hervey Bay n'est pas vraiment une charmante petite ville australienne, de centre ou de jolies petites rues il n'y a point. Mais la ville des retraités a le mérite de posséder une plage longue de 10 kilomètres de long, et surtout d'être la porte d'accès à la découverte des baleines qui folâtrent dans ses eaux en hiver et printemps, soit d'août à novembre (oui, je sais, ça fait bizzare), et celle de Fraser Island, la plus que célèbre île de sable...
Les baleines à bosses
Les baleines à bosses passent l'été en Antarctique, où elles se gavent abondamment de crevettes et autres délicieux mets de la mer, elles en engloutissent environ 1 tonne par jour... Lorsque l'hiver pointe le bout de son nez, rassasiées, elles se dirigent alors vers le nord vers des températures plus clémentes, en vivant sur leurs réserves. Elles remontent jusqu'à Cairns, vont chercher le mâle de leurs rêves et s'ébattent joyeusement, où alors si ça a déjà été fait l'année dernière vont mettre au monde un petit baleineau, de 4 tonnes tout de même ! C'est certainement pour donner le plus de chances au petit de grandir dans un environnement moins hostile qu'elles font ce si long trajet, puis elles rebroussent chemin vers le sud, en passant par Hervey Bay. Et ne me demandez pas pourquoi mais c'est un endroit qu'elles aiment bien, peut-être un lieu de rendez vous, ou une pause bien méritée, et elles squattent généralement dans la Baie entre 3 à 5 jours...
Le ciel est d'un bleu limpide, la mer est d'un calme olympien, nous embarquons sur un superbe catamaran de 12 m, espérant apercevoir l'un de ces mammifères mythiques. Nos espoirs vont être rapidement comblés, les baleines ne sont pas farouches, elles auraient tort de l'être avec leur 14 m de long, et elles ne se font pas prier pour s'approcher de notre embarcation, se glissent sous notre bateau, nous offrant l'opportunité de saisir l'énormité de leur masse. Curieuses, parfois très curieuses, les baleines qui se déplacent par deux ou trois s'approchent et nous mirent, l'observateur observé, le visiteur visité. Joueuses, parfois très joueuses, les dernières que nous voyons, nous offrent un spectacle incroyable, se glissant d'un côté et d'un autre du bateau, pointant leur bout de nez hors de l'eau pour mieux nous regarder, ou jouant avec leur queue pour mieux nous étonner... A notre plus grand plaisir ! Une journée extraordinaire, où nous découvrons cet animal si puissant et si sympathique en même temps, qui nous a offert un réel moment de bonheur.
Fraser Island, et roule ma poule !
Difficile de se rendre sur la Côte Est australienne sans passer par Fraser Island, la plus grande île de sable du monde de 120 km de long. Le moins cher pour nous, c'est de louer un 4X4 par l'intermédiaire d'une auberge de jeunesse, avec d'autres backpackers. Et c'est parti pour 3 jours sur Fraser, en compagnie d'une anglaise et de six allemands, soit 9 dans la voiture. 9 dans un 4X4 ? Il est si grand que ça ? Non, il n'y a tout simplement pas de sièges arrières, mais des banquettes le long de la voiture, et on s'y entassent allègrement avec les vivres, le matériel de camping et autres nécessités personnelles.
Dans le groupes, une majorité de filles pas très enclines à s'essayer à la conduite sur sable et 2 garçons de moins de 21 ans trop jeunes pour manoeuvrer l'engin, et Seb est heureux comme un pacha au volant de son 4x4 dans le grand terrain de jeux qu'est Fraser... Contrairement à ce que l'imaginaire collectif conçoit, l'île de sable est boisée d'un bout à l'autre, et nous traversons cahin cahan (jamais expression n'aura été plus juste) sur une piste molle une forêt majestueuse jusqu'à atterrir sur la plage des 70 miles, 112 kilomètres de long... Nous y découvrirons l'épave du Maheno, échouée ici en 1935 après un cyclone, le lac McKenzie d'un sable étonnamment blanc et d'un bleu extraordinairement profond, et surtout, la marée montante...
Ben oui, c'est une île, la route c'est la plage, et deux fois par jour, la marée monte. Donc, il est bon d'être sorti de la route à ce moment là... Oui, mais nous, bien qu'à neuf, on n'a pas bien lu l'heure des marées, et on est parti une heure trop tard par rapport au moment prévu... La marée monte, on a encore pas mal de marge, mais elle monte tout de même, le sable est mou et la voiture force, la tension est à son comble dans la voiture, et c'est à ce moment là que cette dernière choisit de chanter. Ce qui signifie : je chauffe. Nous laissons la bête respirer, la mer monte toujours, nous parcourons quelques kilomètres, puis rebolote, elle rechante... Heureusement, nous ne sommes pas loin de notre point d'arrivée, nous laissons Seb repartir seul au volant de son fidèle destrier et nous le rejoignons à pied tranquillement. Finalement, plus de peur que de mal, la mer, en réalité, elle ne montait pas si haut que ça !
La matinée s'est nettement mieux terminée avec un bain dans la « piscine au champagne », une mer intérieure où les vagues viennent se fracasser sur les rochers provoquant de grandes jerbes d'eau qui peuvent effectivement faire penser à la résultante du sabrage de champagne...
Fraser Island, c'est aussi le camping et les pêcheurs, et le soir nous nous retrouvons avec les aussies à boire le « goun », le cubi de vin rouge australien. Goun, ça signifie oreiller en aborigène, tout simplement parce que ces derniers après avoir bu la dernière goutte du cubi souffle dans le sachet et s'en font un oreiller, avant de sombrer dans les bras de morphée...
Brisbane
Eugénie vit à Brisbane depuis presque 2 ans et il s'en est fallu de peu pour que l'on manque de se voir puisqu'elle prend l'avion pour ses vacances en France le lendemain ! Nous dînons chez elle, un coquet petit appartement avec une vue sur la ville à couper le souffle, en compagnie de son colloc australien et sa petite amie, un repas à la française préparé avec soin par Sebastien...
Eugénie travaille dans un hôtel 4* en tant que manager de réception, et nous offre une chambre à un prix défiant toute concurrence. On profite de notre salle de bain à nous tout seul, de notre lit king size, de notre écran plat, et comble du luxe il y a même internet en wifi, un peu de confort parfois, ça fait du bien !
Requinqués par une bonne nuit de sommeil, nous sommes prêts à affronter d'autres aventures, et nous décollons pour une nouvelle destination : la Nouvelle Calédonie.
Les baleines à bosses
Les baleines à bosses passent l'été en Antarctique, où elles se gavent abondamment de crevettes et autres délicieux mets de la mer, elles en engloutissent environ 1 tonne par jour... Lorsque l'hiver pointe le bout de son nez, rassasiées, elles se dirigent alors vers le nord vers des températures plus clémentes, en vivant sur leurs réserves. Elles remontent jusqu'à Cairns, vont chercher le mâle de leurs rêves et s'ébattent joyeusement, où alors si ça a déjà été fait l'année dernière vont mettre au monde un petit baleineau, de 4 tonnes tout de même ! C'est certainement pour donner le plus de chances au petit de grandir dans un environnement moins hostile qu'elles font ce si long trajet, puis elles rebroussent chemin vers le sud, en passant par Hervey Bay. Et ne me demandez pas pourquoi mais c'est un endroit qu'elles aiment bien, peut-être un lieu de rendez vous, ou une pause bien méritée, et elles squattent généralement dans la Baie entre 3 à 5 jours...
Le ciel est d'un bleu limpide, la mer est d'un calme olympien, nous embarquons sur un superbe catamaran de 12 m, espérant apercevoir l'un de ces mammifères mythiques. Nos espoirs vont être rapidement comblés, les baleines ne sont pas farouches, elles auraient tort de l'être avec leur 14 m de long, et elles ne se font pas prier pour s'approcher de notre embarcation, se glissent sous notre bateau, nous offrant l'opportunité de saisir l'énormité de leur masse. Curieuses, parfois très curieuses, les baleines qui se déplacent par deux ou trois s'approchent et nous mirent, l'observateur observé, le visiteur visité. Joueuses, parfois très joueuses, les dernières que nous voyons, nous offrent un spectacle incroyable, se glissant d'un côté et d'un autre du bateau, pointant leur bout de nez hors de l'eau pour mieux nous regarder, ou jouant avec leur queue pour mieux nous étonner... A notre plus grand plaisir ! Une journée extraordinaire, où nous découvrons cet animal si puissant et si sympathique en même temps, qui nous a offert un réel moment de bonheur.
Fraser Island, et roule ma poule !
Difficile de se rendre sur la Côte Est australienne sans passer par Fraser Island, la plus grande île de sable du monde de 120 km de long. Le moins cher pour nous, c'est de louer un 4X4 par l'intermédiaire d'une auberge de jeunesse, avec d'autres backpackers. Et c'est parti pour 3 jours sur Fraser, en compagnie d'une anglaise et de six allemands, soit 9 dans la voiture. 9 dans un 4X4 ? Il est si grand que ça ? Non, il n'y a tout simplement pas de sièges arrières, mais des banquettes le long de la voiture, et on s'y entassent allègrement avec les vivres, le matériel de camping et autres nécessités personnelles.
Dans le groupes, une majorité de filles pas très enclines à s'essayer à la conduite sur sable et 2 garçons de moins de 21 ans trop jeunes pour manoeuvrer l'engin, et Seb est heureux comme un pacha au volant de son 4x4 dans le grand terrain de jeux qu'est Fraser... Contrairement à ce que l'imaginaire collectif conçoit, l'île de sable est boisée d'un bout à l'autre, et nous traversons cahin cahan (jamais expression n'aura été plus juste) sur une piste molle une forêt majestueuse jusqu'à atterrir sur la plage des 70 miles, 112 kilomètres de long... Nous y découvrirons l'épave du Maheno, échouée ici en 1935 après un cyclone, le lac McKenzie d'un sable étonnamment blanc et d'un bleu extraordinairement profond, et surtout, la marée montante...
Ben oui, c'est une île, la route c'est la plage, et deux fois par jour, la marée monte. Donc, il est bon d'être sorti de la route à ce moment là... Oui, mais nous, bien qu'à neuf, on n'a pas bien lu l'heure des marées, et on est parti une heure trop tard par rapport au moment prévu... La marée monte, on a encore pas mal de marge, mais elle monte tout de même, le sable est mou et la voiture force, la tension est à son comble dans la voiture, et c'est à ce moment là que cette dernière choisit de chanter. Ce qui signifie : je chauffe. Nous laissons la bête respirer, la mer monte toujours, nous parcourons quelques kilomètres, puis rebolote, elle rechante... Heureusement, nous ne sommes pas loin de notre point d'arrivée, nous laissons Seb repartir seul au volant de son fidèle destrier et nous le rejoignons à pied tranquillement. Finalement, plus de peur que de mal, la mer, en réalité, elle ne montait pas si haut que ça !
La matinée s'est nettement mieux terminée avec un bain dans la « piscine au champagne », une mer intérieure où les vagues viennent se fracasser sur les rochers provoquant de grandes jerbes d'eau qui peuvent effectivement faire penser à la résultante du sabrage de champagne...
Fraser Island, c'est aussi le camping et les pêcheurs, et le soir nous nous retrouvons avec les aussies à boire le « goun », le cubi de vin rouge australien. Goun, ça signifie oreiller en aborigène, tout simplement parce que ces derniers après avoir bu la dernière goutte du cubi souffle dans le sachet et s'en font un oreiller, avant de sombrer dans les bras de morphée...
Brisbane
Eugénie vit à Brisbane depuis presque 2 ans et il s'en est fallu de peu pour que l'on manque de se voir puisqu'elle prend l'avion pour ses vacances en France le lendemain ! Nous dînons chez elle, un coquet petit appartement avec une vue sur la ville à couper le souffle, en compagnie de son colloc australien et sa petite amie, un repas à la française préparé avec soin par Sebastien...
Eugénie travaille dans un hôtel 4* en tant que manager de réception, et nous offre une chambre à un prix défiant toute concurrence. On profite de notre salle de bain à nous tout seul, de notre lit king size, de notre écran plat, et comble du luxe il y a même internet en wifi, un peu de confort parfois, ça fait du bien !
Requinqués par une bonne nuit de sommeil, nous sommes prêts à affronter d'autres aventures, et nous décollons pour une nouvelle destination : la Nouvelle Calédonie.
vendredi 5 septembre 2008
De Townsville à Hervey Bay
Townsville
Notre petite halte à Townsville qui ne devait durer qu'un ou deux jours s'est transformé en séjour d'une semaine... Pourquoi Townsville ? Ce n'est en rien une ville extrêmement touristique, il n'y a pas des millions de choses à faire, mais c'est une ville agréable et on s'y sent bien... Il y a le « strand », la promenade le long de la mer de quelques kilomètres de long, super équipée comme toutes les plages australiennes, avec barbecues au gaz gratuits, toilettes et douches nickel tous les 300 mètres, et aux fontaines d'eau dédiés à étancher la soif des êtres humains mais aussi des chiens ! il y a aussi le centre ville piéton bordé de boutiques, la rue des restos, des pubs et des boites (évidemment), mais surtout, la ROCK POOL, c'est à dire une piscine de mer gratuite et ouverte à tous, et son écran géant qui diffuse les J.O. en direct...
Et puis après nos quelques 2000 kilomètres dans les pattes, il est temps de se poser un peu, de plus, l'Australie ça ruine vite le porte monnaie, moins on se déplace et moins on dépense, et enfin, on a trouvé des backpackers (=voyageurs sac au dos) qui vivent à Townsville depuis quelques mois et qui nous initient à la vie nocturne « Aussie »(aussie = australien). On a même fait les jeunes qui vont en boîte jusqu'à 4h du matin, et qui rentrent à pied en titubant jusqu'au camping à quelques 5 kilomètres de là.
Mais on ne fait pas que faire la fête, on fait aussi beaucoup d'exercice puisque notre unique moyen de locomotion sont nos jambes. On a même poussé nos patounes jusqu'au sommet du gros rocher rouge qui domine Townsville... Un bon entraînement en perspective de nos prochaines randonnées en Nouvelle Zélande avec une moyenne de 10 kilomètres par jour.
Magnetic Island
En face de Townsville se trouve l'île magnétique, la charmante et charmeuse. Nous marchons au coeur d'une forêt d'eucalyptus, et découvrons notre premier koala au sommet de l'un deux, tout assoupie au creux des branches... Il faut dire qu'un koala ça dort beaucoup, beaucoup, puisqu'il lui faut sa dose de 20h de sommeil par jour, les 4h qui restent étant dédiées à la mastication de feuilles d'eucalyptus. Ces dernières sont toxiques, et il faut beaucoup d'énergie à leur corps pour éliminer les mauvaises substances, tellement d'énergie qu'ils n'en ont plus assez pour fournir leur cerveau et il paraît donc que le koala est le seul animal à posséder une tête plus grosse que sa matière cérébrale. Une noix qui nage dans une substance liquide, voilà ce qu'il y a dans la tête d'un koala... Quoiqu'il en soit, cet animal est un vrai régal pour les yeux, une grosse peluche à la fourrure épaisse...
Et pas troublé de notre présence avec ça... Il faut dire qu'en Australie les animaux n'ont pas de prédateurs, ils n'ont absolument pas peur de l'homme et se laissent facilement approcher, pour peu que l'on est quelquechose d'intéressant à leur offrir, genre un morceau de pain. Les campings sont de véritables zoos, on y rencontre des wallabees, ces petits kangourous qui viennent à la tombée de la nuit, ou encore des opossums. Mélangez un chat, un rat et un écureuil et vous obtenez un opossum, ce drôle d'animal qui grimpe dans les arbres comme un fou... On trouve également des oiseaux plus étranges les uns que les autres, à bec courbé, à longues pattes, à cri strident... De véritables zoos qu'on vous dit !
A Magnetic, on marche, on marche, et l'on découvre des décors de rêves, plages de sable blanc, mer turquoise, doux rochers polies par les vagues, et quelques arbres verts en toile de fond...
Nous quittons cette merveille de la nature pour continuer notre chemin vers le sud, en direction d'Hervey Bay
It's a long way to Hervey Bay
Pour ce faire, nous avons loué une voiture. En Australie tout est plus gros, et plus grand qu'ailleurs... Plus gros pot de yahourt, plus gros camions, plus grandes distances... les villes voisines sont facilement à 100 kilomètres les unes les autres, et les moyens de transports publics peu efficaces, en bref, si on veut voir un peu du pays il faut le parcourir avec un véhicule roulant à moteur résistant...
Nous avons 3 jours pour parcourir les quelques 1200 kilomètres qui nous sépare d'Hervey Bay, assez pour profiter du paysage et explorer quelques nouveaux coins, comme Airlie Beach, la ville des backpackers qui font la fête, Rockampton, la ville du boeuf, Clairview, le hameau à la marée très, très basse... Nous en profitons même pour nous arrêter dans un parc d'animaux, le « billabong park », histoire de peaufiner notre connaissance des marsupiaux et nous y découvrons notamment le wombat, espèce de gros hamster d'1m50 de long, le célèbre dingo, le chien sauvage qui n'a pas l'air si méchant que ça, ou les fameux crocodiles qui dorment au moins autant que les koalas.
Nous parvenons enfin à Harvey Bay où nous attendent de nouvelles aventures...
Notre petite halte à Townsville qui ne devait durer qu'un ou deux jours s'est transformé en séjour d'une semaine... Pourquoi Townsville ? Ce n'est en rien une ville extrêmement touristique, il n'y a pas des millions de choses à faire, mais c'est une ville agréable et on s'y sent bien... Il y a le « strand », la promenade le long de la mer de quelques kilomètres de long, super équipée comme toutes les plages australiennes, avec barbecues au gaz gratuits, toilettes et douches nickel tous les 300 mètres, et aux fontaines d'eau dédiés à étancher la soif des êtres humains mais aussi des chiens ! il y a aussi le centre ville piéton bordé de boutiques, la rue des restos, des pubs et des boites (évidemment), mais surtout, la ROCK POOL, c'est à dire une piscine de mer gratuite et ouverte à tous, et son écran géant qui diffuse les J.O. en direct...
Et puis après nos quelques 2000 kilomètres dans les pattes, il est temps de se poser un peu, de plus, l'Australie ça ruine vite le porte monnaie, moins on se déplace et moins on dépense, et enfin, on a trouvé des backpackers (=voyageurs sac au dos) qui vivent à Townsville depuis quelques mois et qui nous initient à la vie nocturne « Aussie »(aussie = australien). On a même fait les jeunes qui vont en boîte jusqu'à 4h du matin, et qui rentrent à pied en titubant jusqu'au camping à quelques 5 kilomètres de là.
Mais on ne fait pas que faire la fête, on fait aussi beaucoup d'exercice puisque notre unique moyen de locomotion sont nos jambes. On a même poussé nos patounes jusqu'au sommet du gros rocher rouge qui domine Townsville... Un bon entraînement en perspective de nos prochaines randonnées en Nouvelle Zélande avec une moyenne de 10 kilomètres par jour.
Magnetic Island
En face de Townsville se trouve l'île magnétique, la charmante et charmeuse. Nous marchons au coeur d'une forêt d'eucalyptus, et découvrons notre premier koala au sommet de l'un deux, tout assoupie au creux des branches... Il faut dire qu'un koala ça dort beaucoup, beaucoup, puisqu'il lui faut sa dose de 20h de sommeil par jour, les 4h qui restent étant dédiées à la mastication de feuilles d'eucalyptus. Ces dernières sont toxiques, et il faut beaucoup d'énergie à leur corps pour éliminer les mauvaises substances, tellement d'énergie qu'ils n'en ont plus assez pour fournir leur cerveau et il paraît donc que le koala est le seul animal à posséder une tête plus grosse que sa matière cérébrale. Une noix qui nage dans une substance liquide, voilà ce qu'il y a dans la tête d'un koala... Quoiqu'il en soit, cet animal est un vrai régal pour les yeux, une grosse peluche à la fourrure épaisse...
Et pas troublé de notre présence avec ça... Il faut dire qu'en Australie les animaux n'ont pas de prédateurs, ils n'ont absolument pas peur de l'homme et se laissent facilement approcher, pour peu que l'on est quelquechose d'intéressant à leur offrir, genre un morceau de pain. Les campings sont de véritables zoos, on y rencontre des wallabees, ces petits kangourous qui viennent à la tombée de la nuit, ou encore des opossums. Mélangez un chat, un rat et un écureuil et vous obtenez un opossum, ce drôle d'animal qui grimpe dans les arbres comme un fou... On trouve également des oiseaux plus étranges les uns que les autres, à bec courbé, à longues pattes, à cri strident... De véritables zoos qu'on vous dit !
A Magnetic, on marche, on marche, et l'on découvre des décors de rêves, plages de sable blanc, mer turquoise, doux rochers polies par les vagues, et quelques arbres verts en toile de fond...
Nous quittons cette merveille de la nature pour continuer notre chemin vers le sud, en direction d'Hervey Bay
It's a long way to Hervey Bay
Pour ce faire, nous avons loué une voiture. En Australie tout est plus gros, et plus grand qu'ailleurs... Plus gros pot de yahourt, plus gros camions, plus grandes distances... les villes voisines sont facilement à 100 kilomètres les unes les autres, et les moyens de transports publics peu efficaces, en bref, si on veut voir un peu du pays il faut le parcourir avec un véhicule roulant à moteur résistant...
Nous avons 3 jours pour parcourir les quelques 1200 kilomètres qui nous sépare d'Hervey Bay, assez pour profiter du paysage et explorer quelques nouveaux coins, comme Airlie Beach, la ville des backpackers qui font la fête, Rockampton, la ville du boeuf, Clairview, le hameau à la marée très, très basse... Nous en profitons même pour nous arrêter dans un parc d'animaux, le « billabong park », histoire de peaufiner notre connaissance des marsupiaux et nous y découvrons notamment le wombat, espèce de gros hamster d'1m50 de long, le célèbre dingo, le chien sauvage qui n'a pas l'air si méchant que ça, ou les fameux crocodiles qui dorment au moins autant que les koalas.
Nous parvenons enfin à Harvey Bay où nous attendent de nouvelles aventures...
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