mardi 28 octobre 2008

Clopin Clopan entre Santiago et l´ile de paques

Nous arrivons 4h avant notre départ à Santiago du Chili, aprés 16h de vol... Ah les mystères de l'espace temps !
Pendant 2 jours, après avoir difficilement émergés d'un sommeil lourd plein de décalage horaire, nous parcourons les rues de Santiago, la capitale chilienne nichée au pied des Andes, ville vibrante et colorée aux sonorités chantantes. Ca nous change de la calme et tranquille Nouvelle Zélande !
Nous nous sommes établis dans un quartier extremement touristique, aux facades rouges, jaunes, bleues, et aux bars et restaurants qui s'étirent dans une rue non loin de là sur toute sa longueur. C'est ici que les chiliens viennent se détendre le soir et surtout le week end, les terrasses y sont bondées des 17h, et l'alcool s'y déversent à flot : bienvenue à Bellavista.

Dans notre petite auberge quelque peu excentrée, des allemands, des coréens, des espagnols, et un couple de francais, Florence et Pierre, qui s'avèrent faire également un tour du monde... On discute, on papote, comme on le fait souvent lorsque l'on rencontre d'autres voyageurs, et on se retrouve à se raconter nos voyages respectifs autour d'un, puis deux pisco sour, le beuverage local à base d'alcool de raisin, de jus de citron et de blanc d'oeuf, un vrai délice mais aussi un apéro traitre, genre “tu me bois comme du petit lait, et en quelques gorgées te voici fait !”. Faits nous sommes, faits nous continuons notre joyeuse soirée autour d'un joyeux repas jusqu'à ce qu'arrive le moment de la joyeuse addition... Et là, sans qu'aucun de nous ne s'en soit apercu, du sac de Florence il n'y en avait plus... Disparu ! Le gros problème c'est que dans son sac, il y avait leurs 2 cartes de crédit et leurs 2 passeports. Le vent a tourné, le temps n'est plus aux pisco sours mais aux formalités, et alors que les filles s'occupent des papiers, les garcons eux partent faire un tour dans le quartier dans l'hypothèse où le voleur aurait jeté l'objet du delit dans quelques recoins sombres. Vaines recherches. On fini par se retrouver tous dans notre chambre. Aurelie redescend avec Florence chercher sa carte de retrait de secours dans le coffre de son dortoir, et manque une marche... Crac la cheville. Bel oeuf, belle entorse, et dans 8 heures on decolle pour l'ile de Paques... Il y a des nuits ou il vaut mieux rester chez soi !

La clopinante arrivée à l'ile de Paques

Apres quelques 3 heures de sommeil, la gueule enfarinée, Seb s'occupe de tout : ranger, fermer les sacs, porter Aurelie dans la baignoire, porter les sacs, porter Aurelie 3 etages plus bas... Pierre, qui est kiné, s'occupe de bander le pied enflé, alors que nous attendons notre taxi... qui ne viendra jamais. On en appelle un autre, et arrivés à l'aéroport Seb s'occupe toujours de tout, prend 2 chariots, un pour les sacs, un pour sa femme, et roule ! L'avantage quand on a un pied en moins et que l'on prend l'avion c'est que tu as un bonhomme et une chaise roulante qui t'accompagne jusqu'à la porte d'embarquement, et que tu passes en premier.

Enfin, le pied en moins, c'etait pas prévu. Ce qui etait prévu, c'était la rando, le camping, le réchaud... On avait meme acheté de quoi se nourrir à Santiago, histoire de ne pas dépenser toutes nos économies sur une ile à la chère réputation.
Là, c'est plus du tout la meme, il nous faut une chambre, si possible avec salle de bains, ou pas très loin, et un autre moyen de locomotion que nos patounes... Seb, un peu angoissé, se demande bien comment il va se débrouiller à trouver un logement avec 4 sacs et une femme sur les bras...

Après 6h de vol, nous voici arrivés à la légendaire ile de Paques. Le stewart de la compagnie aerienne vient nous chercher avec la chaise roulante sur le tarmac, et oh merveilleuse surprise, dans le hall de l'entrée se trouve chacun des propriétaires des petits hotels ou maisons d'hotes de l'ile, venu proposer leurs chambres libres. L'ile de Paques nous est d'emblée sympathique, pas de taxis qui te harcèle, l'accueil à l'aéroport est familial, agréable. Ca va nous faciliter grandement la tache ! Pendant que Seb s'occupe des sacs, Aurelie fait le tour des comptoirs à cloche pied, et on se decide pour une petite chambre avec salle de bain chez une petite dame toute gentille, Theresa, dans le centre ville, car meme si Hanga Roa, unique ville, village et chef lieu de l'ile, n'est pas grande, on ne peut pas aller bien loin à deux avec trois pieds.

Theresa nous propose de nous emmener à l'hopital, et nous acceptons car meme si ce n'est qu'une entorse, il vaut mieux s'en assurer, et surtout on pourra y trouver des béquilles. Oui mais l'hopital n'ouvre qu'à 15h, et oui, la pause déjeuner c'est partout dans l'ile, va pour 15h ! Apres 2h d'attente, et 2 radios, la médecin conclue à la foulure, ce que nous savions déjà, 3 jours sans poser le pied par terre, on s'en doutait, mais pas de béquilles, ben non, il n'y en a pas sur l'ile, et ca on ne le savait pas.
Il y en a un qui va avoir du travail dans les jours à venir...

dimanche 19 octobre 2008

La peninsule de Coromandel

Ordi tu nous laches !

Apres plusieurs mois de bons et loyaux services, notre ordi nous lache... Plus moyen de l'allumer, probleme de memoire. Nous tentons vainement de le faire reparer, et apres plusieurs jours de tergiversations, nous arrivons a la conclusion qu'il faut nous en acheter un autre... Comment qu'on fait sinon pour alimenter le blog ? Voici le blog ecrit avec le nouvel ordi au clavier... Qwerty ! Adieu les jolis accents !

Peninsule de Coromandel

Nous partons a la mer... La peninsule de Coromandel est une region magnifique, parsemee de petits hameaux de vacances et de plages immenses. Nous faisons halte a Whangamata et apres un petit dejeuner face a la mer nous harpentons la superbe plage de 4 km de long et nous saoulons de grand air. Il est temps de partir decouvrir une autre plage, la Hot Water Beach, la Plage d'eau chaude... Que de promesses dans un tel nom !

La Plage d'eau chaude

Et que de promesses tenues ! En effet, deux sources d'eau chaude a 65 degres jaillissent sur la plage. Pour en profiter, il faut venir entre 2h avant et 2 h apres la maree basse, et amener sa pelle ! C'est dimanche, il fait un temps magnifique, il est midi, et toute la Cote de Coromandel s'est donne rendez vous pour un bain chaud ! Des dizaines de personnes qui creusent des ptis trous,et qui se prelassent dans leur baignoire improvisee. Un veritable spectacle, surtout quand la mer remonte et chasse les intrus de son eau glacee ! Qu'a cela ne tienne, ils iront creuser un autre trou un peu plus loin.
Nous aussi on aimerait bien s'essayer au bain de plage, mais la tout de suite, il y a un peu de monde a notre gout. Heureusement, il y a deux maree dans la journee, et la prochaine est a minuit... Si on vient deux heures avant, ca nous fait 22h ! Rendez vous est pris.

Quelques heures plus tard, armes de notre pelle, nous marchons sous une lune presque pleine en direction du lieu des promesses. Ah ca, il y a beaucoup moins de monde ! On est... 3 ! Creuser sa baignoire se revele etre tout un art. Seb creuse un petit trou par ici, trop loin de la source, un petit trou par la, ouh la c'est beaucoup trop chaud, ca y est on a compris la technique, quelques essais et une grosse ampoule plus tard, Seb nous fait un joli ptit bain a bonne temperature. Les fesses dans l'eau chaude, a la lueur des etoiles, le va et vient des vagues en fond sonore, nous feterons l'evenement accompagne de notre bouteille de vin petillant !

Hahei, Cathedral Cove et la petite maison

A quelques kilometres de la Hot Water Beach se trouve la jolie station balneaire d'Hahei et le fabuleux paysage de Cathedral Cove. Une courte promenade d'une heure et nous debarquons sur cette jolie crique a l'enorme faille dans la roche, formant une voute grandiose a l'image d'une cathedrale. La Nouvelle Zelande nous reserve encore son lot de paysages a couper le souffle.
Hahei est une petite ville paisible et charmante, l'endroit ideal pour se poser quelques jours. Il faut dire qu'apres plus de 6 mois de voyage on est parfois en manque de confort, de vie normale et de train train quotidien, on a besoin de se poser quoi. Et on va trouver l'endroit parfait pour ca, une petite maison pas tres chere, tout de bois, avec un salon, une cuisine, et une salle de bain rien qu'a nous ! Apres 2 jours de vie banale, nous revoila requinques et en pleine forme pour terminer notre periple en Nouvelle Zelande.

La Mine d'or de Puketui Valley

Et on commence par une rando sur les pentes de la Vallee de Puketui ou se trouve les vestiges d'une ancienne mine d'or. Ici aussi, a la fin du 19eme siecle, on decouvre quelques filons, et c'est la ruee vers l'or... 200 mineurs se trouvaient a l'epoque dans les environs, creusant sans cesse a la recherche du metal precieux. Nous parcourons armes de nos lampes de poche les 500 m de l'obscure tunnel minier, parfois eclaires par les vers luisants, telle une voute celeste que l'on peut toucher du bout des doigts. Spectacle grandiose. A la sortie, Aurelie a ramene un petit souvenir avec elle : une enorme araignee des cavernes dans les cheveux !

Auckland le retour

La Nouvelle Zelande c'est bientot fini, nous passons les 2 derniers jours a Auckland, a decouvrir les charmants petits quartiers du bord de mer comme Davenport, a marcher sur les plages voisines, et on ira meme faire une degustation de vin... Expresse ! 10 minutes et 10 vins plus tard, nous ressortant chancelant du vignoble une bouteille de rouge a la main !

On va de l'autre cote du bout du monde

Ca y est, notre avion nous emmene sur un nouveau continent, le continent Americain. Dans 12 h nous serons a Santiago, et nous arriverons, decalage horaire oblige... Avant meme d'etre parti !

jeudi 16 octobre 2008

Rotorua et ses parcs

Rotorua, la ville a l'odeur d'oeuf pourri

Apres les emotions de ces derniers jours, nous reprenons notre route vers Rotorua, au coeur de la ligne de feu. Il y a enormement de parcs volcaniques a y visiter et on a bien l'intention d'en profiter...

Oui mais voila, la pluie neo zelandaise a decide de pointer son nez, la gentille dame de la chute libre avait bien raison, et pour mesurer la pleine beaute des paysages tourmentes par les vapeurs de soufre, nous decidons d'attendre le retour des beaux jours... Et bien il va nous falloir attendre... parce que le ciel a decide de deverser son trop plein... Il pleut, il pleut, il pleut, incessamment, pendant 3 jours et 3 nuits... Alors on passe le temps dans cette petite ville a l'odeur persistante d'oeuf pourri, on va au musee, que l'on a elu le plus mauvais de Nouvelle Zelande, on va au cine, on va aux thermes pas tres chaudes, on se tape un peu dessus, et puis on decide d'aller faire une rando aux lacs bleu et vert, tant pis pour la pluie... La chance est avec nous, le ciel a decide de nous donner un peu de repis durant nos 4 h de marche ! A peine rentres dans le van, rebelote...

Parcs volcaniques et danses Maoris

Ca y est, une eclaircie ! On en profite pour demarrer notre visite des parcs geothermiques, en commencant par celui de Te puia, un centre de culture Maori, ou se trouve un geyser puissant et regulier. Nous en profitons pour assister a un spectacle Maori, danses et chants traditionnels, les femmes maoris initierons meme Aurelie au Poi, une cordelette de 30 centimetres de long terminee par une boule, dont on se sert pour effectuer une choregraphie. Une chose est sure, Aurelie ne sera jamais une grande danseuse Maori !

La mise en scene se termine evidemment par le celebre Haka, autrefois utilise par les Maoris pour impressionner leurs ennemis... Et ca marche !

Un petit tour a Waimangu, la plus recente vallee volcanique du monde puisqu'elle a ete creee en 1886 apres l'eruption volcanique du Mont Tarawera et qu'elle est toujours en constante evolution. On y decouvre le tres impressionnant lac d'eau chaude le plus grand du monde (decidemment, c'est la vallee de tous les records), 200 000 m3 d'une eau a 55 degres. Une promenade de 4km en 3 h, (ca c'est du rythme de marche intensif) entre lac au bleu turquoise et terrasse de silice a l'orange eclatant.

Nous terminons en apotheose sous un ciel d'azur notre decouverte geologique au parc de Waiotapu aux couleurs de l'arc en ciel, le bleu de l'eau, l'orange de l'antimoine, le vert de l'arsenic, le rouge de l'oxyde de fer et evidemment le jaune du soufre... Les images parlent d'elles meme...

Nous y decouvrons egalement son geyser qui jaillit tous les jours a la meme heure, 10h15 petante du matin... Tel un magicien dans un theatre, devant une audience comble fremissante dans l'attente du tour, il explose de toute sa puissance a 20 m de haut sous les olas de la foule... ben ouais, on est pas les seuls a avoir envie d'assister a un tel spectacle...

Le camping thermal de reve !

Et pour visiter toutes ces merveilles nous avons trouve LE camping, celui la meme qui se trouve pres de la source d'eau chaude la plus importante de Nouvelle Zelande, le camping de la Waikite valley aux 6 piscines exterieures entre 38 et 42 degres... Et on en profite ! Le matin avant de partir, le soir avant de se coucher, et parfois meme dans l'apres midi. Le plus dur, c'est de choisir dans quelle piscine on va se baigner !

mardi 14 octobre 2008

D'Auckland à Taupo : vol au dessus d'un nid de kiwis

Auckland et le van de campeur

Ca y est, nous sommes parvenus et à Auckland et à louer notre van pour les 18 prochains jours.
Auckland, c'est la vraie capitale de la Nouvelle Zélande, le poumon économique du pays, a mégapole au 1 million et demi d'habitants. Emberlificotée dans des bras de mer, elle est parsemée de 48 volcans éteints, petits dômes tous ronds qui dominent la ville. Le plus haut d´entre eux est le Mont Eden, culminant à 196 m, et au volant de notre van, nous profitons de notre liberté de mouvement pour nous rendre sur les crêtes du volcan. Et quelle vue magnifique ! Nous prenons la dimension de cette ville immense qui s´étend à nos pieds... en compagnie des vaches !

C´est parti pour la découverte du centre de l´île. Un vent de liberté souffle sur nous... Nous pouvons nous arrêter pour admirer le paysage ou prendre une photo, changer d´avis sur la direction à prendre, nous perdre sur les petites routes adjacentes, et croiser des semi-remorques qui nous projette des cailloux... qui se plantent dans le pare brise. 3h de route seulement et déjà un éclat à l´avant de notre van... Et on n´a pas pris l´assurance brise glace, évidemment...
Après un arrêt impromptu au lac Taupo, où nous faisons réparer ce petit accroc, nous repartons découvrir cette région riche en activité géothermale.

Cratères de la lune et Orakei Korako

L´île du Nord subit les frasques du jeu des plaques tectoniques et l´activité volcanique est en effervescence. L´occasion pour nous de découvrir des paysages variés et inhabituels dans nos contrées.
Nous partons faire un petit tour aux cratères de la lune, nom poétique s´il en est. A travers un paysage insolite au relief escarpé, nous évoluons entre volutes de fumées et boue bouillonante, le tout avec une odeur de souffre et dans une ambiance brumeuse quasi lunaire, sous une petite pluie fine une fois n´est pas coutume.

Nous passons notre première nuit en van sur le parking à l'entrée du parc d'orakei korako, la vallée cachée, au bord du lac qui nous en sépare, et nous nous endormons dans notre nouvelle maison à roues sous un ciel sans nuages et sans lune, éclairés seulement par le scintillement des étoiles ; la voie lactée longtemps oubliée par chez nous est ici énorme et magnifique.

C est un soleil resplendissant qui nous éveille le lendemain, un réel don du ciel pour visiter le parc thermal. 20 millions de litres d'eau chaude se déversent dans le lac et forment une langue de silice multicolore qui plonge jusqu'à une profondeur de 35m ; des couleurs impressionantes sont créées par le dépot de l'eau sulfureuse ; des cratères d'eau bouillonantes, des cascades de silice, des marres de boue qui bouent, une grotte avec au fond un petit lac à la température d'un bain, voila le décor surnaturel dans lequel nous évoluons au milieu de vapeurs de souffre baignées de soleil.

Tongariro

Suite à cette matinee exceptionelle nous reprenons notre route direction le mordor, et
le mont Ngauruhoe ou un célebre hobbit doit aller jeter son précieux anneau... En effet, l´une des merveilles de l´île du Nord est le trio que forme les volcans du plateau central, j´ai nommé Tongariro, Ngauruhoe et Ruapehu. Ils dominent de leurs sommets enneigés entre 2000 et 2800 m le lac Taupo et la plaine environnante, montagnes majestueuses veillants sur la plaine. Et sur le Mont Ruapehu, on skie ! Nous avons bien l'intention de nous lancer sur ses pentes enneigées, certainement l'une des seules stations au monde ou l'on t'explique les mesures d'urgence et le chemin à suivre en cas d'éruption volcanique !
Sauf que c'est les vacances scolaires, que les pistes sont ultra bondées, et que la neige est glacée... On abandonne l'idée de la glisse et on reprend celle de la marche... Demain petite rando au pied des volcans.

Plans en déroute, tu nous poursuis !!

Sauf que le lendemain pour quelque obscure raison le pied d'Aurelie est tout gonflé et douloureux... Pas possible de marcher dans ces conditions, nous partons à la recherche d'une pharmacie et la plus proche est à 45min de la... On en avait pourtant prévu de la crème anti-inflammatoire, mais elle est restée dans le sac de seb et se trouve toujours là bas quelque part entre Londres et Delhi !
Du coup on se retrouve de nouveau prés du lac Taupo... Comme on ne peut pas marcher, on décide de se renseigner pour réaliser le rêve de Seb, sauter en chute libre.

Vol au dessus d'un nid de kiwis !

La chute libre... C'etait prévu depuis le début, on sautera d'un avion en Nouvelle Zélande. Seb y pense comme un fou, Aurelie essaie de ne pas y penser... Parce que ca fait peur !
Aller on va prendre quelques infos à l'aéroport pour se lancer demain ou après demain.
Sauf que la très gentille madame nous explique que dans les jours qui viennent les prévisions météorologiques sont des plus mauvaises... “Mais vous devriez sauter aujourdhui le temps est magnifique” dit la gentille madame... Et le visage d'Aurelie se décompose... Ca c'était pas prévu, meme si Seb, lui l'espérait secrétement. Sur le canapé face à l'écran géant qui fait défiler les images de sauts Aurelie manque de s'évanouir.
Seb : “ca va mon amour ?”
Aurelie : “je suis un peu en panique là”

1 h plus tard nous voici assis tout harnachés à nos moniteurs dans le petit avion qui monte, qui monte, qui monte jusqu'à 5000 m, pour 60 secondes de chute libre à 200km/h.
Seb s'élance en premier, son rêve se réalise, plonger dans le vide, puis vient le tour d'Aurelie toujours en panique mais qui essaie de faire bonne figure... Se jeter d'un avion la fait flipper à mort, mais une fois que tu es là haut tu n'as plus le choix, le moniteur prend les choses en main... Cest parti... OUAAAHH ! Quelle sensation inégalable ! Indescriptible ! C'est énorme ! Nous volons au dessus du lac Taupo, 60 secondes de pur bonheur...
Une expérience inoubliable.
Et on en est même pas morts...

dimanche 5 octobre 2008

Ile du Nord... Plans en déroute

Nous partons pour la capitale de la Nouvelle Zelande, j'ai nommé Wellington. Notre bateau est supposé partir à 5h45 du matin, arrivée à 8h30, ce qui nous laissera tout le loisir de visiter la ville. De justesse, nous ouvrons notre boite email et découvrons un message de la compagnie maritime : notre bateau est annulé, nous partirons donc avec celui de 9h30. Ok pour une petite grasse mat improvisée... Sauf que finalement le bateau en question ne pointera le bout de son nez que vers 12h. Bref, nous atteignons finalement Wellington avec 8h de retard, il pleut et il fait froid, et il est plus que temps de se trouver un endroit où dormir. Pas facile, tous les backpackers sont complets, ce soir il y a un match de rugby... Après une dizaine de coups de fil, l'un d'eux nous répond finalement positivement.

Ici, plein de chambres de libres. Forcément, c'est certainement le backpacker le plus miteux de toute la ville, la réceptionniste aux mèches violettes et au multiples piercings n'est pas des plus avenantes, et des affichettes scotchées un peu partout te réprimande avant même que tu aies posé le pied dans ta chambre (genre « t'as payé, si la chambre ne te plaît pas, tant pis pour toi »). Un vrai havre de paix... Qu'à cela ne tienne, nous n'allons pas rester longtemps, nous avons décidé de louer un van à Wellington, faut dire que traverser la Nouvelle Zélande sans voiture est extrêmement difficile et frustrant, peu de bus, ils sont assez chers, les trajets sont très longs et on ne peut pas se rendre partout. Avec le van, vive la liberté !

Sauf qu'à Wellington, il n'y a pas de loueurs de vans... Ca a beau être la capitale, ce n'est que la 3ème ville de Nouvelle Zelande avec ses 200 000 habitants ; il faut donc que nous nous rendions à Auckland... Ca c'était pas prévu. Qu'à cela ne tienne, nous irons donc là bas tout au nord dès demain, nous réservons notre billet de bus sur internet, et après un petit tour au Te Papa, un formidable musée sur la géographie et l'histoire du pays, nous nous endormons en rêvant à notre futur van...

Réveil de bon matin pour prendre notre bus prévu à 8h, il est 7h30, nous sommes en avance comme d'habitude et on en profite pour aller boire un petit thé bien chaud avant nos 12h de trajet... On trouve même un café d'ouvert, toutefois c'est assez étrange, il n'est sensé ouvrir qu'à 8h, les gens sont bien matinaux pour un dimanche matin... Un doute s'insinue dans nos esprits... Vérification faite auprès de la serveuse, il est... 8h30... On vient de passer à l'heure d'été... Et on a loupé notre bus... non modifiable, non remboursable...

Bon, qu'à cela ne tienne, changement de plan, nous décidons de partir dans l'après midi pour le Mont Taranaki, un volcan tout à l'ouest de l'île, et tant pis pour le van, il attendra encore un peu. Nous pouvons alors profiter durant quelques heures de cette merveilleuse journée ensoleillée sur la terrasse d'une brasserie et nous nous offrons une fois n'est pas coutume un délicieux repas accompagné... de mousseux !

Taranaki, le volcan filou

Le Mont Taranaki est un superbe volcan dormant de 2518 m de haut, montagne sacrée que l'on peut voir à des centaines de kilomètres à la ronde, tout seul qu'il est entre mer et plaine. Et pour cause, la légende Maori raconte qu'autrefois il faisait parti du groupe de volcans qui se trouve au centre de l'île. Mais voilà, Taranaki, le volcan filou, a piqué la jolie fiancée de Tongariro, ce qui a fortement déplu à ce dernier, on l'imagine. Pour le punir, il décide de le chasser, et voici notre Taranaki qui se retrouve tout seul tout au bout de l'île jusqu'à la fin des temps...
Par la fenêtre du bus, à plus de 200 km de notre destination, nous pouvons admirer la beauté de son cône parfait, sous un ciel limpide, pas un nuage à l'horizon. Méfions nous tout de même, ici l'on dit que si tu vois le Mont Taranaki c'est qu'il va bientôt pleuvoir, et si tu ne le vois pas c'est qu'il pleut déjà !

New Plymouth

Des trombes d'eau. Un vent à décorner un boeuf. Une mer déchaînée. Le dicton disait donc vrai... Nous sommes à New Plymouth, au pied du Mont Taranaki. Enfin il parait, il est pour l'heure caché par les nuages. Nous nous rendons à l'office de tourisme afin de nous renseigner et organiser nos randonnées des prochains jours. Qui tombent à l'eau... Mauvais temps annoncé pour toute la fin de la semaine...

Qu'à cela ne tienne, changement de plan, on prend le bus le lendemain pour Auckland, promis cette fois on va louer notre van...