On atterrit à Valdivia
Le ciel est une nouvelle fois limpide lorsque nous arrivons à Valdivia, décidément nous sommes chanceux avec le temps. Le soleil se reflète sur l'une des trois rivières au confluent desquelles s'est installée la ville, « la région des fleuves » porte bien son nom !
Durant deux jours, on se laisse aller à la douceur de vivre valdivienne, profitant du doux soleil de printemps qui taquine notre visage, et explorant les recoins de cette cité charmante et agréable.
Le marché aux poissons
Au petit matin, en bord de rivière, les pêcheurs viennent vendre le fruit de leur travail, montagnes de saumons, congres, soles, oursins, fruits de mer de toutes formes et de toutes tailles. Les valdiviens ne sont pas les seuls à venir choisir et se régaler de ces produits frais, juste derrière les grilles que l'on a monté pour se prévenir de leurs attaques, mouettes, cormorans, pélicans et autres bêtes à plumes attendent avec impatience les restes de poissons et autres entrailles que les pêcheurs leur réservent. Et ils ne sont pas seuls ! Avides lions de mer et otaries guettent également, c'est à celui qui prendra possession de la meilleure place sur les quais aménagés à leur intention ! Spectacle unique, oiseaux et mammifères nous offre un superbe ballet dont on on ne se lasse pas. Repus, les otaries et lions de mer s'échouent sur une barge au large, s'évanouissant sous la chaleur du soleil bienfaisant.
Niebla et Corral
Nous partons explorer la région, et filons vers le petit village de Niebla. Ici, pas grand chose, c'est tout petit et tout vide... Un peu tout pourri quoi... Alors on décide de prendre le bateau pour se rendre sur l'autre rive, histoire de voir à quoi ressemble le village d'en face, connu sous le joli nom de Corral. Bon, le nom est plus joli que le village en lui-même, mais c'est un bon prétexte pour se promener entre les petites maisons chiliennes et s'aventurer dans les ruines du fort, construits au 18ème siècle à l'heure où les espagnols devaient protéger leurs navires se rendant de Valparaiso au Cap Horn.
Pucon
Nous quittons la région des fleuves pour celle beaucoup plus connue des lacs. Il faut dire qu'ici le paysage est de toute beauté, bleu intense du lac, vert tendre des forêts, et blanc immaculé des pentes des volcans. Nous nous rendons à Pucon, petite ville toute de bois vêtue, au pied du majestueux volcan Villarica. C'est un cône parfait perché à 2800 m et au sommet duquel s'échappe une légère fumée, preuve de l'activité intense de ses entrailles.
Pucon vit quasi uniquement du tourisme, c'est le lieu à la mode, agences, restaurants et hôtels se partagent les devantures. C'est vrai qu'ici le cadre est idyllique, et les activités nombreuses : l'ascension du volcan bien sûr, pas possible pour nous pour cause de pied pas encore réparé, mais aussi randonnées, rafting, balades à cheval, et puis les thermes. Et ça, nous, on adore !
Les thermes des Pozones
Le paradis de la therme, son joyau, THE NUMBER ONE. Au creux d'une vallée verdoyante, quelques bassins de roches accueillent généreusement l'eau chaude. Alors oui, c'est vrai, le soleil tape un peu fort et l'eau est bouillante, nos corps sont ivres de chaleur, mais quel plaisir de se trouver dans un cadre aussi charmeur, dérangés seulement par la mélodie des flots de la rivière adjacente. Je sais, ça fait râler. Surtout quand on voit les photos !
On continue notre visite de la région des lacs... Ah ben non.
Nous quittons Pucon pour nous rendre un peu plus au sud dans la région d'Osorno. Arrivés à la gare des bus, à la dernière minute, on change de plan et on prend un billet pour l'Argentine et San Carlos de Bariloche. Passer les frontières en lousdé, ça marche vachement mieux !
lundi 24 novembre 2008
dimanche 16 novembre 2008
De Santiago à la Serena
Retour à Santiago
A notre arrivée à Santiago nous attend une agréable surprise : on a reçu les 2 colis que nous ont envoyés nos parents, soit plein de nouveaux livres en français et le cd de réinstallation de notre petit ordi.
Tout avait l'air si simple sur la toile, pour réinstaller linux sur l'EEE PC il suffit d'un cd rom, d'une clé usb, et d'un ordi... Sauf qu'ici les lecteurs cd rom ne lisent pas les cds français... Alors on court dans la ville à la recherche d'un hypothétique ordinateur qui voudrait bien nous faire le plaisir de déchiffrer notre disc compact... A la fin de journée, alleluia, on en trouve un, il n'y a plus qu'à suivre les instructions et enregistrer ce qu'il faut sur la clé USB... Sauf que ça veut pas. les mystères de l'informatique sont parfois impénétrables... Heureusement pour nous un « sachant » vient à notre rescousse, un technicien qui nous délivre en nous dénichant un lecteur de dvd et en utilisant sa cervelle d'informaticien et nous guérit notre petit ordi qui nous avait bien manqué...
Valparaiso
2 h de bus et nous voici à Valparaiso, 2ème ville du Chili avec ses 300 000 habitants, elle est divisée en 2 parties, la vibrante et bruyante ville basse, et les sereines et tranquilles collines. C'est là que vit la majorité de la population, dans des bâtisses à l'architecture incroyablement diversifiée accrochées aux 44 sommets qui encerclent la baie.
Nous arpentons les ruelles pavées du quartier historique, classé au patrimoine de l'UNESCO et admirons un incroyable embriglio de maisons aux couleurs tranchantes, encastrées les unes dans les autres, formant un fantastique paysage multicolore...
Les célèbres ascenseurs construits au 19ème à l'heure de gloire de la ville nous permettent de nous promener d'une colline à l'autre sans trop d'effort, et nous découvrons à nos pieds l'intense activité portuaire. Tout en Valparaiso rappelle cet âge d'or, lorsque la ville était l'escale obligée des bateaux se rendant du Pacifique à l'Atlantique par le détroit de Magellan, jusqu'à ce qu'un certain canal de Panama ne change à jamais les itinéraires maritimes.
Sur l'un des « cerros » se trouve l'une des trois maisons du célèbre poète Pablo Neruda, fierté des chiliens, et nous déambulons par de petits escaliers étroits d'une pièce à l'autre, admirant l'architecture insolite de la demeure et les collections d'objets du prix Nobel.
Dans chaque pièce, une grande baie vitrée offre une vue imprenable sur la ville. Grandiose.
Nous quittons Valparaiso en direction du Nord. En effet, nous planifions de longer la Côte jusqu'à la frontière avec le Pérou, notre prochaine destination. Première étape : La Serena.
La Serena
Le Chili est un immense pays long de 4300km et les trajets d'une ville à l'autre se comptent en plusieurs heures. Il nous en faut 7 pour nous rendre à la Séréna, mais les Chiliens nous facilite la tâche en nous offrant des bus semi cama, ce qui signifie demi lit, hyper confortables. Comme son nom l'indique, on fait les trajets à moitié couché, et même Seb et ses longues jambes prennent leurs aises.
Nous arrivons à La Serena la sereine, jolie petite ville ponctuée de 29 clochers, aux rues animées et à l'ambiance décontractée. Bref, on se sent tout de suite comme chez nous ici, d'autant plus que les tenanciers de notre maison d'hôtes sont extrêmement sympathiques. On y rencontre d'autres voyageurs, un couple d'allemands, Kai et Kathy, qui font également le tour du monde, et de fil en aiguille on organise un barbecue dans le jardin pour le lendemain soir, en invitant au passage tous les autres convives, qui se révèlent tous être... Allemands, ben ouais, ils sont un paquet à venir par ici.
En allant à la plage...
En allant à la plage, à quelques 2 kilomètres du centre ville, nous entendons derrière nous une voix qui crie : « Aurélie ! ». Au loin, nous voyons une jeune fille qui saute d'un taxi et vient nous rejoindre, c'est Florence, la fille d'un couple d'amis des parents d'Aurélie, qui vit à Antibes ! Le monde est petit... Florence et Patrice sont arrivés il y a quelques jours pour un voyage de 4 mois en Amérique du Sud. On discute un petit moment sur le trottoir avant de se donner rendez vous à 19h pour le barbecue le soir même.
La plage est immense, 14km de long, bordée de petits immeubles, hôtels et quelques restaurants. Pour l'instant, elle est déserte, et attend tranquillement la saison et ses touristes qui s'annoncent avec l'été, en janvier et février.
Le phare, construction insolite, paraît tel un château en carton pâte, un château Wall Disney au charme féérique.
Barbecue party
Le barbecue démarre et tous nos allemands arrivent... Mais de Florence et Patrice point... 19h30, 20h, 21h, on les a définitivement perdus... Et voyage oblige, pas de téléphone portable !
21h30, alors qu'on ne l'attendait plus, Florence arrive... Sans Patrice ! Ce dernier nous a fait une belle allergie aux fruits de mer, tout rouge et tout gonflé qu'il est devenu, et ils ont donc passé la fin d'après midi à l'hôpital... Bienvenue au Chili ! Ce n'est que partie remise, on dînera avec eux demain soir.
Entre temps, nous avons appris qu'il y avait des troubles à Tacna, ville frontière du Pérou, des miniers qui se révoltent... Vérifications faites, la ville est en état d'urgence pour les 30 jours à venir. On ne peut plus passer au Pérou par là. Il va falloir revoir nos plans...
On décide alors de passer en Argentine à Mendoza, puis de descendre au sud, on ira au Pérou dans quelques mois, à la fin de notre séjour en Amérique du Sud.
Valle del Elqui
Après avoir finalement réussi à dîner avec Florence ET Patrice, qui va beaucoup mieux et est tout dégonflé, nous partons en direction de la Valle del Elqui, à quelques kilomètres de la Serena. C'est sur ses sommets que se trouvent plusieurs grands observatoires astronomiques, profitant du climat sec et surtout des 320 nuits claires par an... Et autant de jours de soleil ! Quelle incroyable différence de température entre La Serena et les villages de la vallée ! Partis sous les nuages et un vent très rafraîchissants, nous arrivons sous un ciel limpide et un souffle d'air chaud au petit village de Pisco Elqui. Des fenêtres du bus nous pouvons sentir la chaleur écrasante du soleil qui tape sur les reliefs, transformant les pentes des montagnes en désert brûlant... Contraste impressionnant, le fond de la vallée est d'un vert étonnamment vif et profond, irriguée qu'il est pour la culture des vignobles ; Ces derniers ne sont pas destinés à l'élaboration du vin, mais bel et bien comme le nom du village l'indique à la fabrication de la célèbre boisson locale, le pisco, cette eau de vie à 40 degrés à base de raisin. Et les chiliens en raffolent ! 97% de la production est destinée à la consommation nationale !
Le village de Pisco est une agréable étape, les rues de poussière mènent à un magnifique panorama sur la vallée fertile, et l'atmosphère languissante de l'avant saison nous ravie... Mais il fait chaud ! pas de problème, au fond du ravissant jardin de notre auberge se trouve une superbe piscine... Très fraîche ! On y retrouve un autre couple d'allemands venu au barbecue de la Serena et qui voyagent avec leur bébé tout calme de 6 mois. Toute une aventure pour eux également !
Départ pour l'Argentine... Ah ben non...
Nous voilà près à explorer une nouvelle destination : l'Argentine. Lever aux aurores, nous voici à la gare des bus où nous attendons de pied ferme notre moyen de locomotion pour les 12 h à venir... Oui, ben, on a beau l'attendre, il n'arrive jamais. Une âme charitable nous voyant penchés sur nos tickets d'un air dubitatif, nous renvoie vers le bureau de vente... De bus pour l'Argentine il n'y en aura point, les douaniers sont en grève... Ah oui, c'est peut être aussi pour ça qu'on se sent si bien au Chili, il y a la grève de partout, les fonctionnaires, les hôpitaux, les douaniers, un petit goût de France en quelque sorte !!
Le bus partira demain, ou ne partira pas, en tout cas nous on décide de changer une fois de plus de plan : si le Chili ne veut pas que nous partions de chez elle, nous ne partirons pas ! On prend le bus pour Valdivia, dans le sud du pays, que nous atteindrons quelques... 20h plus tard.
A notre arrivée à Santiago nous attend une agréable surprise : on a reçu les 2 colis que nous ont envoyés nos parents, soit plein de nouveaux livres en français et le cd de réinstallation de notre petit ordi.
Tout avait l'air si simple sur la toile, pour réinstaller linux sur l'EEE PC il suffit d'un cd rom, d'une clé usb, et d'un ordi... Sauf qu'ici les lecteurs cd rom ne lisent pas les cds français... Alors on court dans la ville à la recherche d'un hypothétique ordinateur qui voudrait bien nous faire le plaisir de déchiffrer notre disc compact... A la fin de journée, alleluia, on en trouve un, il n'y a plus qu'à suivre les instructions et enregistrer ce qu'il faut sur la clé USB... Sauf que ça veut pas. les mystères de l'informatique sont parfois impénétrables... Heureusement pour nous un « sachant » vient à notre rescousse, un technicien qui nous délivre en nous dénichant un lecteur de dvd et en utilisant sa cervelle d'informaticien et nous guérit notre petit ordi qui nous avait bien manqué...
Valparaiso
2 h de bus et nous voici à Valparaiso, 2ème ville du Chili avec ses 300 000 habitants, elle est divisée en 2 parties, la vibrante et bruyante ville basse, et les sereines et tranquilles collines. C'est là que vit la majorité de la population, dans des bâtisses à l'architecture incroyablement diversifiée accrochées aux 44 sommets qui encerclent la baie.
Nous arpentons les ruelles pavées du quartier historique, classé au patrimoine de l'UNESCO et admirons un incroyable embriglio de maisons aux couleurs tranchantes, encastrées les unes dans les autres, formant un fantastique paysage multicolore...
Les célèbres ascenseurs construits au 19ème à l'heure de gloire de la ville nous permettent de nous promener d'une colline à l'autre sans trop d'effort, et nous découvrons à nos pieds l'intense activité portuaire. Tout en Valparaiso rappelle cet âge d'or, lorsque la ville était l'escale obligée des bateaux se rendant du Pacifique à l'Atlantique par le détroit de Magellan, jusqu'à ce qu'un certain canal de Panama ne change à jamais les itinéraires maritimes.
Sur l'un des « cerros » se trouve l'une des trois maisons du célèbre poète Pablo Neruda, fierté des chiliens, et nous déambulons par de petits escaliers étroits d'une pièce à l'autre, admirant l'architecture insolite de la demeure et les collections d'objets du prix Nobel.
Dans chaque pièce, une grande baie vitrée offre une vue imprenable sur la ville. Grandiose.
Nous quittons Valparaiso en direction du Nord. En effet, nous planifions de longer la Côte jusqu'à la frontière avec le Pérou, notre prochaine destination. Première étape : La Serena.
La Serena
Le Chili est un immense pays long de 4300km et les trajets d'une ville à l'autre se comptent en plusieurs heures. Il nous en faut 7 pour nous rendre à la Séréna, mais les Chiliens nous facilite la tâche en nous offrant des bus semi cama, ce qui signifie demi lit, hyper confortables. Comme son nom l'indique, on fait les trajets à moitié couché, et même Seb et ses longues jambes prennent leurs aises.
Nous arrivons à La Serena la sereine, jolie petite ville ponctuée de 29 clochers, aux rues animées et à l'ambiance décontractée. Bref, on se sent tout de suite comme chez nous ici, d'autant plus que les tenanciers de notre maison d'hôtes sont extrêmement sympathiques. On y rencontre d'autres voyageurs, un couple d'allemands, Kai et Kathy, qui font également le tour du monde, et de fil en aiguille on organise un barbecue dans le jardin pour le lendemain soir, en invitant au passage tous les autres convives, qui se révèlent tous être... Allemands, ben ouais, ils sont un paquet à venir par ici.
En allant à la plage...
En allant à la plage, à quelques 2 kilomètres du centre ville, nous entendons derrière nous une voix qui crie : « Aurélie ! ». Au loin, nous voyons une jeune fille qui saute d'un taxi et vient nous rejoindre, c'est Florence, la fille d'un couple d'amis des parents d'Aurélie, qui vit à Antibes ! Le monde est petit... Florence et Patrice sont arrivés il y a quelques jours pour un voyage de 4 mois en Amérique du Sud. On discute un petit moment sur le trottoir avant de se donner rendez vous à 19h pour le barbecue le soir même.
La plage est immense, 14km de long, bordée de petits immeubles, hôtels et quelques restaurants. Pour l'instant, elle est déserte, et attend tranquillement la saison et ses touristes qui s'annoncent avec l'été, en janvier et février.
Le phare, construction insolite, paraît tel un château en carton pâte, un château Wall Disney au charme féérique.
Barbecue party
Le barbecue démarre et tous nos allemands arrivent... Mais de Florence et Patrice point... 19h30, 20h, 21h, on les a définitivement perdus... Et voyage oblige, pas de téléphone portable !
21h30, alors qu'on ne l'attendait plus, Florence arrive... Sans Patrice ! Ce dernier nous a fait une belle allergie aux fruits de mer, tout rouge et tout gonflé qu'il est devenu, et ils ont donc passé la fin d'après midi à l'hôpital... Bienvenue au Chili ! Ce n'est que partie remise, on dînera avec eux demain soir.
Entre temps, nous avons appris qu'il y avait des troubles à Tacna, ville frontière du Pérou, des miniers qui se révoltent... Vérifications faites, la ville est en état d'urgence pour les 30 jours à venir. On ne peut plus passer au Pérou par là. Il va falloir revoir nos plans...
On décide alors de passer en Argentine à Mendoza, puis de descendre au sud, on ira au Pérou dans quelques mois, à la fin de notre séjour en Amérique du Sud.
Valle del Elqui
Après avoir finalement réussi à dîner avec Florence ET Patrice, qui va beaucoup mieux et est tout dégonflé, nous partons en direction de la Valle del Elqui, à quelques kilomètres de la Serena. C'est sur ses sommets que se trouvent plusieurs grands observatoires astronomiques, profitant du climat sec et surtout des 320 nuits claires par an... Et autant de jours de soleil ! Quelle incroyable différence de température entre La Serena et les villages de la vallée ! Partis sous les nuages et un vent très rafraîchissants, nous arrivons sous un ciel limpide et un souffle d'air chaud au petit village de Pisco Elqui. Des fenêtres du bus nous pouvons sentir la chaleur écrasante du soleil qui tape sur les reliefs, transformant les pentes des montagnes en désert brûlant... Contraste impressionnant, le fond de la vallée est d'un vert étonnamment vif et profond, irriguée qu'il est pour la culture des vignobles ; Ces derniers ne sont pas destinés à l'élaboration du vin, mais bel et bien comme le nom du village l'indique à la fabrication de la célèbre boisson locale, le pisco, cette eau de vie à 40 degrés à base de raisin. Et les chiliens en raffolent ! 97% de la production est destinée à la consommation nationale !
Le village de Pisco est une agréable étape, les rues de poussière mènent à un magnifique panorama sur la vallée fertile, et l'atmosphère languissante de l'avant saison nous ravie... Mais il fait chaud ! pas de problème, au fond du ravissant jardin de notre auberge se trouve une superbe piscine... Très fraîche ! On y retrouve un autre couple d'allemands venu au barbecue de la Serena et qui voyagent avec leur bébé tout calme de 6 mois. Toute une aventure pour eux également !
Départ pour l'Argentine... Ah ben non...
Nous voilà près à explorer une nouvelle destination : l'Argentine. Lever aux aurores, nous voici à la gare des bus où nous attendons de pied ferme notre moyen de locomotion pour les 12 h à venir... Oui, ben, on a beau l'attendre, il n'arrive jamais. Une âme charitable nous voyant penchés sur nos tickets d'un air dubitatif, nous renvoie vers le bureau de vente... De bus pour l'Argentine il n'y en aura point, les douaniers sont en grève... Ah oui, c'est peut être aussi pour ça qu'on se sent si bien au Chili, il y a la grève de partout, les fonctionnaires, les hôpitaux, les douaniers, un petit goût de France en quelque sorte !!
Le bus partira demain, ou ne partira pas, en tout cas nous on décide de changer une fois de plus de plan : si le Chili ne veut pas que nous partions de chez elle, nous ne partirons pas ! On prend le bus pour Valdivia, dans le sud du pays, que nous atteindrons quelques... 20h plus tard.
mardi 4 novembre 2008
Rapa Nui, l'île de Pâques
En préparant notre itinéraire autour du monde, l'île de Pâques n'était pas dans la première ébauche. Lorsqu'on a découvert que ce n'était pas plus cher de partir sur ce petit bout de terre au milieu du Pacifique, on en a profité pour l'inclure dans notre billet tour du monde. L'île habitée la plus isolée du monde, à 2000km de son premier voisin, l'ile de pitcairn et ses 50 habitants dont personne n'a jamais entendu parler, à portée de main. C'est un peu la noisette dans la plaquette de chocolat, celle à laquelle on ne s'attendait pas mais qu'on a envie de déguster. Alors, afin de profiter de cette terre lointaine difficilement accessible malgré le pied estropié, on décide d'étendre notre séjour de 6 a 12 jours. Ben ouais nous on est comme ça !
Seb el romantico
Ne pas poser le pied par terre pendant 3 jours. Voilà le défi auquel Seb et moi sommes confrontés sur cette île aux douces collines volcaniques... Oui, mais nous on veut les voir les Moais ! Theresa nous propose de louer la voiture de sa fille, une bonne affaire, malgré son pare brise étoilé, ses portes deglinguées et son coffre inouvrable... De toute façon, il n'y a pas d'assurance sur l'île, ça n'existe pas. Il faut seulement bien faire attention à éviter les chevaux, ils sont presque plus nombreux que les habitants de l'île ! Avec notre nouveau moyen de locomotion, qu'on loue un jour sur deux budget oblige, on est tout content, on va pouvoir visiter tout Rapa Nui !
Hors de la voiture, Seb devient “el caballo”, le cheval, et porte Aurélie sur son dos d'un site à l'autre... Et dans les rues d'Hanga Roa aussi ! Ce soir là, c'est la fête au village. Le maire et ses conseillers doivent être élus le dimanche suivant, et pour l'occasion les 3800 habitants se sont rassemblés dans la rue principale (la seule aussi) au son de groupes de musique et à l'odeur des saucisses au barbecue afin de soutenir leur candidat préféré. Pas question de manquer l'évènement, Seb prend Aurelie sur son dos et nous courons après le cortège d'un des conseillers afin de prendre quelques photos, et ce dernier pris de pitié nous propose de nous installer sur son char ! De spectateurs, nous nous transformons en acteurs! Seb se repose un peu, avant de repartir sa petite femme accrochée a lui. Tout le monde nous acclame dans les rues et congratule les efforts du mari. Rapidement, les gens du coin nous connaissent, Seb est surnommé “el romantico”, et chacun y va de son petit conseil pour la guérison du pied. Eau de mer, plante locale nommée Higueillo, technique de bandage... On s'occupe bien de nous à l'île de Pâques !
A la découverte du Moai
3 jours après, le pied est tout dégonflé et Aurélie peut de nouveau marcher... Pas très vite, certes, mais suffisamment pour partir à la rencontre des Moais, ces fameuses statues élevées avec tant de patience et tant d'efforts par les ancêtres des Pascuans. Venus de Polynésie et certainement chassés par une tribu adverse, il se sont mis en quête d'une terre pour les accueillir, qu'ils ont découvert après un long voyage de plusieurs milliers de kilométres. Durant plus de 1000 ans, isolés, loin de toute influence exterieure, ils se sont inventés leur propre culture, unique au monde. Jusqu'à la fin du 17éme siècle, sans relâche, ils ont taillés 887 Moais, sculptures géantes de plusieurs mètres de haut, dont un quart seulement sont arrivées à destination et ont été érigées sur des ahu, grands socles de pierre, et coiffés d'un pukao, chapeau ou chignon de couleur rouge. Fait surprenant, les Moais ne regardent pas la mer, mais au contraire regarde vers l'interieur des terres, vers ce qu'appelle les Pascuans le Te Pito Te Henua, le nombril du monde !
Dès la fin du 17ème siecle, devenus trop nombreux sur ce petit bout de terre, les ressources deviennent insuffisantes, la quelque dizaine de tribus guerroient et les vainqueurs font tomber les Moais des vaincus, la tête la première... Petit a petit, tous les Moais se retrouvent le nez dans la poussière, et c'est aujourd'hui l'apparence que nous donnent les multiples ahus qui parsément les côtes de l'ile.
37 se dressent toutefois fiérement debout, restaurés sur 4 sites différents,
La carrière du volcan Rano Raraku
Sur le flanc du volcan Rano Raraku se trouve la carrière, celle là même où les Pascuans fabriquaient leurs Moais. Prés de la moitié des statues de l'île s'y trouve encore, quelques 397 pour être précis, pas terminées, trop fragiles, ou peut être pas assez grandioses. Nous errons à travers un enchevêtrement de Moais couchés, debouts, penchés, en toile de fond la mer à perte de vue, et nous sommes fascinés par ce spectacle grandiose. Notre imagination s'envole, nous admirons dans nos esprits l'incroyable travail de forçat pour réussir à amener ces énormes statues de 50 tonnes et plus sur des sites se trouvant parfois à 20 km de là. Une réelle prouesse technique !
Le plus grand d'entre eux, encore accrochée a la roche, mesure 20 m pour un poids de 200 tonnes... Il aurait certainement impossible de le déplacer !
La carrière n'a pas fini de nous dévoiler ses secrets, et tout en haut d'un chemin nous découvrons la magie d'un paysage à couper le souffle, un cratère parfaitement rond au fond duquel repose un lac, bleu gris de l'eau, rouge de la terre, vert des îlots de joncs et toujours ce bleu profond de la mer à l'horizon. Une splendeur.
On ne se lasse pas de retourner dans ce site extraordinaire, en particulier à la tombée du jour lorsque la lumière douce arrondie les angles et adoucie les visages de nos amis les Moais.
Les 15 au lever du soleil
L'un des sites les plus prestigieux de Rapa Nui est le Ahu Tongariki, 15 moais dressés devant la mer. Magnifiques sous la lumière du crépuscule, parfait pour un petit apéro dinatoire arrosé de vin chilien, mais il paraît qu'ils le sont d'autant plus au lever du jour. Un guide local nous explique qu'il faut y être vers les 6h pour ne pas louper la scéance. Tres bien, à nous les jolies couleurs du petit matin !
A 5h45, sous un incroyable ciel étoilé, éclairés seulement par un faible clair de lune, nous voici devant les 15 appareil photo et caméra en main, fin prêts pour capturer l'instant. Mais voilà, le soleil est paresseux ce matin, il n'a pas l'air d'avoir envie de se lever, et une bande de nuages se profile à l'horizon. Patiemment nous attendons le spectacle, mais force est de reconnaître qu'à 7h15 il fait jour et que le soleil, on l'a pas vu, certainement caché par les nuages... Tant pis, on reviendra, on part faire un petit tour à la carriére juste derrière, et voici alors notre soleil qui décide de pointer le bout de son nez, profite d'un trou dans les nuages et enflamme le ciel d'un orange brûlant. Bref, l'aube et les moais en même temps, on l'a raté... Pas question de se laisser faire, on revient, on persiste, mais avec surplus de grasse mat, arriver à 7h c'est amplement suffisant ! La deuxieme fois, le soleil ne se lève pas pour de bon, il est bien trop paresseux ce jour là, mais la troisième c'est la bonne ! Les 15 à contre jour sous lumière orangee, on les a vu !
Le volcan Rano Kau et l'homme oiseau
Autre merveille de la nature, dominant la ville d'Hanga Roa, le cratère du volcan Rano Kau, au fond duquel repose un lac époustouflant, véritable patchwork d'îlots de joncs et eau mêlés.
C'est aussi ici que se trouve le village d'Orongo occupé entre le 17 ème et le 19ème siècles seulement quelques semaines dans l'année. C'est ici que se déroulait la plus que célèbre cérémonie de l'homme-oiseau, une tradition qui fait le lien entre la fin de l'époque des moais et le début d'une ére de crise qui dura près de 200 ans, et oui, ca existait déjà la crise à l'époque.
Chaque année au printemps, c'est à dire en septembre, chacune des tribus désigne un homme-oiseau représenté par l'homme le plus fort du clan. Armé de suffisamment de vivres, ce dernier doit alors descendre une falaise à pic de 300 m de haut, nager dans une mer agitée tout en évitant les requins, et se rendre sur un petit îlot à quelques centaines de métres au large où il attendra l'arrivée du premier oiseaux migrateur, une hirondelle appelée Manutara. Patiemment, il guette la ponte du premier oeuf de l'année, et se doit de le rapporter intact après avoir fait le chemin inverse, et escalader la fameuse barre rocheuse de 300 mètres. Le vainqueur de l'épreuve permet à son chef de devenir homme-oiseau, et à la tribu de régner sur l'île pendant une année entière. Une tradition qui se perpetuera jusqu'en 1866, date à laquelle des missionnaires chrétiens l'interdisent...
Une coutume qui se rappelle à nous dans toute l'île, la gravure de l'homme-oiseau étant le second symbole de Rapa Nui.
On a bien fait de rester
Ca y est, le pied est presque réparé, il est temps pour nous de découvrir l'ile de Paques en marchant.
Nous entamons notre première randonnée par l'ascension du plus haut volcan de l'ile, le Terevaka, enfin, pas de quoi s'affoler, il ne mesure que 511m de haut. Mais quelle vue ! C'est le seul endroit ou l'on peut avoir un aperçu de l'île dans son ensemble, regarder à 360 degrés, et on confirme, admirer de l'eau à perte de vue !
Autre marche, celle du Poike, un peu plus rude même si ce volcan le plus ancien de l'île est moins haut, nous serpentons entre les vaches qui paissent paisiblement et rencontrons le plus plus petit Moai de l'île, 1m13 seulement. Le plus grand arrivé à destination et érigé mesure quant à lui 9m80, 11m avec son chapeau !
Dernier weekend, celui de la Toussaint
Au Chili, le 31 octobre, c'est férié. Les petits en profite pour se déguiser et perpétuer la tradition d'Halloween dans les rues d'Hanga Roa, menaçant les patrons des bars et restaurants de la bourse ou la vie en échange de quelques bonbons.
Le lendemain, c'est la Toussaint, tous les habitants de la ville se retrouvent au coucher du soleil dans le petit cimetière en bord de mer, fleurissent les tombes, rencontrent leurs voisins et assistent à la messe, dans une ambiance décontractée et sous le rire des enfants qui jouent à proximité. Une veritable célébration de toute une communauté cohérente et solidaire.
L'île de Pâques, c'est fini !
C'est enchantés que nous quittons cette île enchanteresse, sous le regard de Theresa à qui va manquer son Romantico qu'elle idolâtre, son Matatau ou “beaux yeux” comme elle le surnomme également, et nous offre en guise de souvenir un petit pendentif à l'effigie... d'un Moai, bien sûr !
Seb el romantico
Ne pas poser le pied par terre pendant 3 jours. Voilà le défi auquel Seb et moi sommes confrontés sur cette île aux douces collines volcaniques... Oui, mais nous on veut les voir les Moais ! Theresa nous propose de louer la voiture de sa fille, une bonne affaire, malgré son pare brise étoilé, ses portes deglinguées et son coffre inouvrable... De toute façon, il n'y a pas d'assurance sur l'île, ça n'existe pas. Il faut seulement bien faire attention à éviter les chevaux, ils sont presque plus nombreux que les habitants de l'île ! Avec notre nouveau moyen de locomotion, qu'on loue un jour sur deux budget oblige, on est tout content, on va pouvoir visiter tout Rapa Nui !
Hors de la voiture, Seb devient “el caballo”, le cheval, et porte Aurélie sur son dos d'un site à l'autre... Et dans les rues d'Hanga Roa aussi ! Ce soir là, c'est la fête au village. Le maire et ses conseillers doivent être élus le dimanche suivant, et pour l'occasion les 3800 habitants se sont rassemblés dans la rue principale (la seule aussi) au son de groupes de musique et à l'odeur des saucisses au barbecue afin de soutenir leur candidat préféré. Pas question de manquer l'évènement, Seb prend Aurelie sur son dos et nous courons après le cortège d'un des conseillers afin de prendre quelques photos, et ce dernier pris de pitié nous propose de nous installer sur son char ! De spectateurs, nous nous transformons en acteurs! Seb se repose un peu, avant de repartir sa petite femme accrochée a lui. Tout le monde nous acclame dans les rues et congratule les efforts du mari. Rapidement, les gens du coin nous connaissent, Seb est surnommé “el romantico”, et chacun y va de son petit conseil pour la guérison du pied. Eau de mer, plante locale nommée Higueillo, technique de bandage... On s'occupe bien de nous à l'île de Pâques !
A la découverte du Moai
3 jours après, le pied est tout dégonflé et Aurélie peut de nouveau marcher... Pas très vite, certes, mais suffisamment pour partir à la rencontre des Moais, ces fameuses statues élevées avec tant de patience et tant d'efforts par les ancêtres des Pascuans. Venus de Polynésie et certainement chassés par une tribu adverse, il se sont mis en quête d'une terre pour les accueillir, qu'ils ont découvert après un long voyage de plusieurs milliers de kilométres. Durant plus de 1000 ans, isolés, loin de toute influence exterieure, ils se sont inventés leur propre culture, unique au monde. Jusqu'à la fin du 17éme siècle, sans relâche, ils ont taillés 887 Moais, sculptures géantes de plusieurs mètres de haut, dont un quart seulement sont arrivées à destination et ont été érigées sur des ahu, grands socles de pierre, et coiffés d'un pukao, chapeau ou chignon de couleur rouge. Fait surprenant, les Moais ne regardent pas la mer, mais au contraire regarde vers l'interieur des terres, vers ce qu'appelle les Pascuans le Te Pito Te Henua, le nombril du monde !
Dès la fin du 17ème siecle, devenus trop nombreux sur ce petit bout de terre, les ressources deviennent insuffisantes, la quelque dizaine de tribus guerroient et les vainqueurs font tomber les Moais des vaincus, la tête la première... Petit a petit, tous les Moais se retrouvent le nez dans la poussière, et c'est aujourd'hui l'apparence que nous donnent les multiples ahus qui parsément les côtes de l'ile.
37 se dressent toutefois fiérement debout, restaurés sur 4 sites différents,
La carrière du volcan Rano Raraku
Sur le flanc du volcan Rano Raraku se trouve la carrière, celle là même où les Pascuans fabriquaient leurs Moais. Prés de la moitié des statues de l'île s'y trouve encore, quelques 397 pour être précis, pas terminées, trop fragiles, ou peut être pas assez grandioses. Nous errons à travers un enchevêtrement de Moais couchés, debouts, penchés, en toile de fond la mer à perte de vue, et nous sommes fascinés par ce spectacle grandiose. Notre imagination s'envole, nous admirons dans nos esprits l'incroyable travail de forçat pour réussir à amener ces énormes statues de 50 tonnes et plus sur des sites se trouvant parfois à 20 km de là. Une réelle prouesse technique !
Le plus grand d'entre eux, encore accrochée a la roche, mesure 20 m pour un poids de 200 tonnes... Il aurait certainement impossible de le déplacer !
La carrière n'a pas fini de nous dévoiler ses secrets, et tout en haut d'un chemin nous découvrons la magie d'un paysage à couper le souffle, un cratère parfaitement rond au fond duquel repose un lac, bleu gris de l'eau, rouge de la terre, vert des îlots de joncs et toujours ce bleu profond de la mer à l'horizon. Une splendeur.
On ne se lasse pas de retourner dans ce site extraordinaire, en particulier à la tombée du jour lorsque la lumière douce arrondie les angles et adoucie les visages de nos amis les Moais.
Les 15 au lever du soleil
L'un des sites les plus prestigieux de Rapa Nui est le Ahu Tongariki, 15 moais dressés devant la mer. Magnifiques sous la lumière du crépuscule, parfait pour un petit apéro dinatoire arrosé de vin chilien, mais il paraît qu'ils le sont d'autant plus au lever du jour. Un guide local nous explique qu'il faut y être vers les 6h pour ne pas louper la scéance. Tres bien, à nous les jolies couleurs du petit matin !
A 5h45, sous un incroyable ciel étoilé, éclairés seulement par un faible clair de lune, nous voici devant les 15 appareil photo et caméra en main, fin prêts pour capturer l'instant. Mais voilà, le soleil est paresseux ce matin, il n'a pas l'air d'avoir envie de se lever, et une bande de nuages se profile à l'horizon. Patiemment nous attendons le spectacle, mais force est de reconnaître qu'à 7h15 il fait jour et que le soleil, on l'a pas vu, certainement caché par les nuages... Tant pis, on reviendra, on part faire un petit tour à la carriére juste derrière, et voici alors notre soleil qui décide de pointer le bout de son nez, profite d'un trou dans les nuages et enflamme le ciel d'un orange brûlant. Bref, l'aube et les moais en même temps, on l'a raté... Pas question de se laisser faire, on revient, on persiste, mais avec surplus de grasse mat, arriver à 7h c'est amplement suffisant ! La deuxieme fois, le soleil ne se lève pas pour de bon, il est bien trop paresseux ce jour là, mais la troisième c'est la bonne ! Les 15 à contre jour sous lumière orangee, on les a vu !
Le volcan Rano Kau et l'homme oiseau
Autre merveille de la nature, dominant la ville d'Hanga Roa, le cratère du volcan Rano Kau, au fond duquel repose un lac époustouflant, véritable patchwork d'îlots de joncs et eau mêlés.
C'est aussi ici que se trouve le village d'Orongo occupé entre le 17 ème et le 19ème siècles seulement quelques semaines dans l'année. C'est ici que se déroulait la plus que célèbre cérémonie de l'homme-oiseau, une tradition qui fait le lien entre la fin de l'époque des moais et le début d'une ére de crise qui dura près de 200 ans, et oui, ca existait déjà la crise à l'époque.
Chaque année au printemps, c'est à dire en septembre, chacune des tribus désigne un homme-oiseau représenté par l'homme le plus fort du clan. Armé de suffisamment de vivres, ce dernier doit alors descendre une falaise à pic de 300 m de haut, nager dans une mer agitée tout en évitant les requins, et se rendre sur un petit îlot à quelques centaines de métres au large où il attendra l'arrivée du premier oiseaux migrateur, une hirondelle appelée Manutara. Patiemment, il guette la ponte du premier oeuf de l'année, et se doit de le rapporter intact après avoir fait le chemin inverse, et escalader la fameuse barre rocheuse de 300 mètres. Le vainqueur de l'épreuve permet à son chef de devenir homme-oiseau, et à la tribu de régner sur l'île pendant une année entière. Une tradition qui se perpetuera jusqu'en 1866, date à laquelle des missionnaires chrétiens l'interdisent...
Une coutume qui se rappelle à nous dans toute l'île, la gravure de l'homme-oiseau étant le second symbole de Rapa Nui.
On a bien fait de rester
Ca y est, le pied est presque réparé, il est temps pour nous de découvrir l'ile de Paques en marchant.
Nous entamons notre première randonnée par l'ascension du plus haut volcan de l'ile, le Terevaka, enfin, pas de quoi s'affoler, il ne mesure que 511m de haut. Mais quelle vue ! C'est le seul endroit ou l'on peut avoir un aperçu de l'île dans son ensemble, regarder à 360 degrés, et on confirme, admirer de l'eau à perte de vue !
Autre marche, celle du Poike, un peu plus rude même si ce volcan le plus ancien de l'île est moins haut, nous serpentons entre les vaches qui paissent paisiblement et rencontrons le plus plus petit Moai de l'île, 1m13 seulement. Le plus grand arrivé à destination et érigé mesure quant à lui 9m80, 11m avec son chapeau !
Dernier weekend, celui de la Toussaint
Au Chili, le 31 octobre, c'est férié. Les petits en profite pour se déguiser et perpétuer la tradition d'Halloween dans les rues d'Hanga Roa, menaçant les patrons des bars et restaurants de la bourse ou la vie en échange de quelques bonbons.
Le lendemain, c'est la Toussaint, tous les habitants de la ville se retrouvent au coucher du soleil dans le petit cimetière en bord de mer, fleurissent les tombes, rencontrent leurs voisins et assistent à la messe, dans une ambiance décontractée et sous le rire des enfants qui jouent à proximité. Une veritable célébration de toute une communauté cohérente et solidaire.
L'île de Pâques, c'est fini !
C'est enchantés que nous quittons cette île enchanteresse, sous le regard de Theresa à qui va manquer son Romantico qu'elle idolâtre, son Matatau ou “beaux yeux” comme elle le surnomme également, et nous offre en guise de souvenir un petit pendentif à l'effigie... d'un Moai, bien sûr !
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